J’aime manger. C’est une partie de mon boulot. Même dans les aéroports, je mange avec plaisir. Sérieux. Quand on voyage beaucoup, prendre un repas à l’aéroport est inévitable. Et comme on fait attention à ce qu’on avale, les aéroports qui offrent de délicieux choix santé peuvent s’attendre à des retombées économiques.

Mais, si vous êtes comme moi, vous vous laissez parfois tenter sans penser à votre ligne. Si nous ne sommes pas nous-mêmes quand nous voyageons (comme je l’ai déjà suggéré dans cette chronique), il en est de même quand nous mangeons à l’aéroport.

N’y a-t-il rien de mieux qu’un sandwich ou une pointe de pizza ? On sert des sushis aux aéroports de Seattle-Tacoma et de Vancouver, entre autres. C’est vite fait, bien fait, facile à transporter et, surtout, sans odeur. Élément à considérer si on apporte sa nourriture dans l’avion. Au départ de Montréal, j’ai souvent été accueilli en cabine par des bouffées de viande fumée de chez Schwartz. Lorsqu’on monte à bord affamé ou épuisé, cet arôme envahissant peut rendre dingue, et ce, même si j’imagine que le paradis sent un peu comme chez Schwartz.

L'aéroport de Memphis embaume le barbecue. Quoi de mieux que ce fumet pour se sentir arrivé ? 

Je ne suis jamais allé à l’aéroport de Narita, mais plusieurs affirment qu’on y mange très bien. Notre voyageur en santé, Harley Pasternak, adore cet aéroport « parce qu’il y a de superbes restos de sushis et de teppanyaki, pas juste des boîtes à burgers ». Je me suis aussi laissé dire que la plupart des aéroports italiens ainsi que celui de Copenhague proposent des choix santé savoureux. Gordon Ramsay a ouvert le Plane Food à l’aéro­gare 5 de Heathrow. Todd English possède des restos à JFK, à LaGuardia et à l’aéroport Logan de Boston. Et Wolf­gang Puck est presque omniprésent dans l’aéro­monde, quoique son menu ait bel et bien pris le virage fast-food.

Les aéroports de Memphis et d’Austin embaument le barbecue ; pas le choix le plus sain, mais ça met en appétit. Le barbecue servi à l’aéroport d’Austin est nul par rapport à ce qu’on retrouve en ville, mais il sent bon. Pour se sentir arrivé à destination, rien de tel que de humer la cuisine locale.

Harley Pasternak recommande des mets asia­tiques plutôt que du fast-food. Désolé, mon cher, mais je ne mangerai pas de cuisine asiatique à Philadelphie (un autre aéroport avec une excel­lente aire de restauration). Que serait Philly si je ne pouvais goûter un cheesesteak? Ce n’est pas santé, mais je suis en mode voyage. Et j’ai faim.


La liste d’AB

Les gens, les lieux et les attraits qui rehaussent les voyages.

1 Iron Works BBQ
Ici, ça roule : deux minutes après avoir commandé, on s’assoit avec ses pointes de poitrine, ses côtes, son poulet, ses saucisses. Une authentique grilladerie texane, le genre d’endroit où l’on pige les bouteilles de bière d’un grand seau rempli de glace. Moi, ça me va.
100 Red River, Austin, Texas, 512-478-4855, ironworksbbq.com

2 Morris East
Pizzas au four à bois simples et créatives, carte des vins courte mais bien pensée, nombreux produits locaux : cette table intime mérite toute l’attention qu’elle reçoit à Halifax. Chaudement recommandé.
5212 Morris St., Halifax, 902-444-7663, morriseast.com

3 Delmo Restaurant-Bar
Une de mes salles à manger préférées à Montréal, toute sur le long, parfois bruyante, où les fruits de mer sont la spé­cialité. Le risotto est exquis. S’il y a foule, et c’est souvent le cas, assoyez-vous au bar et ouvrez les yeux.
211, rue Notre-Dame O., Montréal, 514-448-1869, delmo.ca