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Comment faire ses valises à la manière d’Eden Hagos de Black Foodie

La fondatrice de Black Foodie sur les meilleurs restos africains et antillais et son amour du plantain.

Eden Hagos

Eden Hagos a un appétit insatiable… de nourriture, mais aussi d’exploration culinaire à travers le prisme de la culture noire. En 2015, elle lançait Black Foodie, un site web mariant sa passion pour la gastronomie et sa formation en sociologie. Quand elle ne partage pas une critique du dernier resto antillais ou des recettes de soul food, elle organise à Toronto des événements comme Jollof Wars, une compétition de riz wolof (plat ouest-africain). Nous l’avons jointe avant son départ pour le festival Un goût des Caraïbes, à Montréal.

Vos vêtements : pliés, roulés, tassés ou en boule ?
Je tasse méthodiquement : chaussures d’un côté de mon sac de cabine, vêtements de l’autre, en gardant accès à mon portable.

D’où vient votre passion pour la gastronomie ?
La famille de ma mère avait un marché aux épices en Érythrée, celle de mon père gérait un café. Arrivés au Canada, mes parents ont ouvert un resto éthiopien à Windsor, en Ontario ; j’ai été nourrie de cuisine africaine, comme le mesir wat, mélange épicé de lentilles et de riz.

Quels sont certains de vos restos africains et antillais préférés ?
À Toronto, je vais au Simone’s, sur Danforth, pour son ragoût de poulet jamaïcain, et au Mofer Coffee, qui a le meilleur café éthiopien, élément central de cette culture. À Montréal, l’Akwaba marie les cuisines grecque et ouest-africaine, ce que je n’ai jamais vu ailleurs. Les proprios d’origine ivoirienne ont vécu en Grèce avant de venir au Canada, et ils servent des plats tels que moussaka à la patate douce et au manioc.

Vous ne cachez pas votre affection pour le plantain. Qu’a-t-il de si spécial ?
On m’en a apprêté de tant de façons depuis que j’ai lancé Black Foodie. Les Nigérians le tranchent menu et le font frire, les Gambiens ajoutent poivre et gingembre, et les Haïtiens font deux fritures pour plus de croquant. Venant d’Afrique de l’Est, je n’en avais jamais mangé avant d’arriver à Toronto. Là, j’y suis accro.


What's in the bag of Eden Hagos

01 UN SAC
C’est un cadeau d’un ami qui importe des articles de maroquinerie d’Addis-Abeba. La marque, Liyu, appuie les designers éthiopiens.

02 UN MÉLANGE D'ÉPICES
Je n’ai peut-être pas de sauce piquante dans mon sac, mais j’ai du berbéré, qui mêle paprika, piment, muscade et korarima [similaire à la cardamome]. Ma famille est dans les épices éthiopiennes, alors j’en apporte à mes amis ou j’en rehausse mon ketchup.

03 DES CARTES PROFESSIONNELLES
Les aéroports et les files sont idéaux pour réseauter, alors j’ai mes cartes avec moi, dans mon étui coloré Papaya & Co.

04 UN LIVRE
My Soul Looks Back, de Jessica B. Harris, est excellent. Elle y parle de ses voyages en Afrique et de ses livres de cuisine, qu’elle a écrits dans les années 1970, quand de nombreux Afro-Américains commençaient à peine à renouer avec leurs racines. C’est une pionnière.

05 DES ÉCOUTEURS
En voyage, j’écoute des balados, dont Revisionist History, de Malcolm Gladwell, qui jette un regard différent sur les événements historiques. J’aime aussi The Serve, qui parle d’entrepreneurs canadiens et est conçu par un regroupement de jeunes Torontoises noires.

06 UN T-SHIRT
Dans tous les aéroports où je m’arrête, les voyageurs hochent la tête en guise d’approbation quand j’ai ce haut Black Foodie. L’amour du plantain, c’est fort.

07 UN EN-CAS
J’adore les sucreries, alors j’emporte du chin chin, une friandise africaine croquante que j’achète à Feldos, une pâtisserie nigériane en ligne.

08 DU BEURRE DE KARITÉ
L’Orcam, de Toronto, fabrique un beurre solide ultrahydratant qui ne coule pas dans mon sac.

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