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Entrevue avec Melissa Caldwell

L ’ anthropologue de l’alimentation sur Gastronomica, la dégustation de smog et sa cuillère toujours prête.

Melissa Caldwell

Ville natale Chattanooga, au Tennessee
Domicile San Jose, en Californie
Signes distinctifs Rédactrice de Gastronomica: The Journal of Critical Food Studies et prof d’anthropologie à l’université de Californie, à Santa Cruz
Ce qu’elle cuisine « C’est la saison du crabe dormeur (on ne vit que pour ça) et des tomates d’aridoculture (elles le sont presque toutes, vu la sécheresse). Je pourrais en manger sans arrêt. »
Essentiels en voyage Un tire-bouchon et des couverts. « J’ai une cuillère dans ma mallette. Je suis toujours prête pour le prochain repas. »


Qu’est-ce qui distingue Gastronomica des autres magazines culinaires ?
C’est la version intello des titres en kiosque, tel un Nature culinaire. Les études critiques de l’alimentation sont une discipline émergente où l’alimentation est l’occasion d’aborder identité politique, éthique, histoire et mémoire, colonialisme. C’est un sujet intéressant qui englobe le personnel, le politique et le social. On ne s’arrête pas à la nourriture ou au plaisir.

Vous avez axé vos recherches sur la Russie. Pourquoi ?
Les pratiques culinaires sous un régime prônant le socialisme d’État sont très différentes de celles en démocratie ou sous un régime capitaliste, et la Russie en offre un exemple fascinant. Ainsi, dans les années 1930, les architectes y ont érigé des appartements sans cuisine pour promouvoir l’égalité des sexes et l’esprit communal en sortant la femme de la cuisine et en imposant l’alimentation en commun à la cantine.

Suivez-vous une tendance alimentaire en ce moment ?
Mes nouvelles recherches portent sur le détournement alimentaire. Chefs, ingénieurs informatiques et artistes voient dans la nourriture une source d’hypothèses et font fi des traditions. Le projet de dégustation de smog du Center for Genomic Gastronomy (le smog de diverses villes est incorporé à des meringues) repense la notion de saveur du terroir et se demande si celui-ci peut se goûter autrement, comme dans la pollution.

Quelles sont vos villes gourmandes préférées ?
Les épiceries et marchés de Barcelone sont fabuleux. J’adore le fromage, la viande et les olives qu’on y trouve. Je suis souvent à Moscou, où tout n’est que cafés-terrasses et grils à chachliks. Et Helsinki est agréable en été. Poisson saumuré, viande de renne et lingonnes, c’est un mélange que j’aime.

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