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Carolyn Taylor, du Baroness von Sketch Show, sur le choc culturel du jus de palourdes

La cocréatrice de Baroness von Sketch Show discute de l’avantage de travailler entre femmes.

Carolyn Taylor

Ville natale Montréal

Domicile Toronto

Signe distinctif Humoriste, actrice et scénariste ayant participé à This Hour Has 22 Minutes

Projet actuel Cocréatrice, auteure-productrice et vedette de la comédie de CBC Baroness von Sketch Show, qui entame sa troisième saison ce mois-ci

Destination de rêve Le Nouveau-Mexique. « J’aimerais chercher des extraterrestres avec Shirley MacLaine. »


N’avoir que des femmes scénaristes influe-t-il sur la création de la série ?
J’ai déjà été la seule femme d’une équipe de scénaristes, et s’intégrer peut demander beaucoup d’énergie. Ce qui est excitant ici, c’est l’expérience commune des scénaristes : c’est plus facile de voir si on touche le public que dans une équipe masculine ignorant ce qu’est la périménopause.

L’émission est diffusée aux États depuis l’an dernier. Avez-vous craint de devoir adapter des trucs pour le public américain ?
Il y a le sketch au chalet de la saison 1, où l’on boit des César. Comme les Américains boivent des bloody mary, on a fait une prise avec des bloody mary, au cas où. C’est la seule fois où on a adapté du contenu pour le public américain.

Les sketchs sont offerts à l’unité en ligne. Est-ce que ça joue sur l’écriture ?
On aborde les sketchs d’une saison comme 150 courts-métrages pouvant être vus indépendamment, et on les écrit sur cette base. C’est après qu’on les monte dans un certain ordre pour un épisode complet, en mélangeant brèves scènes de comique corporel, grosses productions et sketchs interpersonnels.

Avez-vous un type de personnage que vous préférez incarner ?
J’aime jouer la vilaine imparfaite. Dans le sketch «Work Emails», je convoque Meredith dans mon bureau pour discuter de sa façon d’écrire des courriels, de ce qu’elle n’emploie pas assez de points d’exclamation, et puis où sont les binettes et puis, allez, mets-moi un émoji caca! J’aime bien faire la satire de la culture d’entreprise. Et j’adore improviser sur le plateau; Meredith et moi, on a beaucoup de plaisir à se laisser aller quand on joue ensemble.

Improvisez-vous beaucoup en tournage ?
Certains sketchs doivent respecter le scénario pour que l’humour ou le message passe, mais on improvise beaucoup. On demande aux réalisateurs de laisser tourner les caméras après une scène, parce que quand c’est en principe terminé et qu’on déconne, il arrive souvent qu’une tournure inattendue ou une meilleure fin que la première surviennent.

Que verra-t-on dans la saison 3 ?
D’habitude on écrit une saison avec un an d’avance, alors les sujets doivent être assez intemporels. On revient au monde universitaire; dans la saison 1, le sketch «Gender Studies» présentait un groupe de lecture en théorie queer, et on revisite ces personnages, mais dans le cadre d’un colloque féministe universitaire. On aborde la guerre froide, on voyage dans le temps, euh, pas de scène de voyage dans le temps, mais on joue des dames du xixe siècle. On s’attaque à des sujets politiques sur le sexe, la sexualité et la violence envers les femmes. Et puis les ouvriers de la construction Billy et Donnie sont de retour. Il y aura beaucoup de matière dans la saison 3, qui fait 10 épisodes, la plus longue jusqu’ici.

Que regardez-vous en avion ?
La dernière fois que j’ai pris l’avion, j’ai regardé Appelle-moi par ton nom, et la petite vieille assise à côté de moi regardait par-dessus mon épaule, scandalisée par ce qu’elle voyait. Et une fois, quand ma collègue comédienne Meredith m’accompagnait à L.A., elle et moi avons regardé un excellent documentaire sur Warren Buffett. On était là, genre « OK, t’es prête ? Zut, t’as lancé le film une seconde avant moi, on recommence. » Il nous a fallu environ 20 minutes pour nous synchroniser, mais une fois qu’on a réussi, ç’a été génial.

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