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Douglas Coupland discute de l'évolution de l'identité canadienne

L’écrivain et artiste se penche sur notre fibre collective et sur les changements survenus depuis Expo 67.

Douglas Coupland

Ville natale et domicile Vancouver

Signe distinctif Vingt-cinq ans à définir les tendances de notre époque, dont celles de la génération X

Projets actuels Le recueil de nouvelles et d’essais Bit Rot, publié à l’automne, et une collaboration à la nouvelle appli Facebook Stories

Essentiel en voyage « Un coupe-ongles. Pour une raison que j’ignore, dès que je pars en voyage, mes ongles poussent d’un demi-centimètre par magie. »


Vous êtes romancier, artiste, théoricien de la culture… et depuis l’an 2000 canadianiste véhément ?
Je ne trouvais rien qui représente comment je me sens comme Canadien. Les seuls choix étaient cucul et dépassés : « Les Canadiens savent faire l’amour en canot. » Notre identité nationale semblait restée figée autour d’Expo 67 et du Centenaire. Quand j’ai commencé à étudier la canadianité en photo et en sculpture, j’ai entendu des critiques du genre « Pourquoi explorer l’identité canadienne ? C’est tellement pas cool. Tellement pas nécessaire. »

Qu’est-ce qui a changé entre 1967 et 2017 ?
Le xxe siècle a été une époque de grands changements dans le monde extérieur ; le xxie est un siècle de grands changements dans nos mondes intimes. De 1867 à 1967, le Canada, qui n’était que forêts et prairies, est devenu un pays un peu moins sauvage. Au cours de mes 55 ans d’expérience canadienne, c’est notre fibre collective qui a changé avec la technologie.

En quoi l’identité canadienne a-t-elle évolué ?
Quand j’étais petit, le Canada semblait à un cheveu d’être avalé par les États-Unis. Puis au début des années 2000, tout avait changé, Internet oblige, évidemment. Le Canada s’est mis à se transformer en quelque chose d’unique et de fort. Nous croyons aux soins de santé, à l’écologie, à la cohésion sociale ; la collectivité prend parfois le pas sur l’individu, ce que certains trouvent horrible. N’oublions pas que les Américains ont défini leur identité nationale avec près d’un siècle d’avance sur le Canada. Il nous a juste fallu un peu plus de temps pour trouver la nôtre.

Vous aimez écrire en avion. Pourquoi ?
Sans wifi, on est coupé de la Terre ; c’est comme la vie après la mort, mais en version douce. Bien sûr il y a aussi le choc glycémique des boissons et des repas, et la merveilleuse liberté de ne pas être dérangé. C’est presque idéal pour un remue-méninge.

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