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Entrevue : vingt mille lieues sous les mers avec l’océanographe Louis Fortier

L'écologiste nous parle de poulamons, de brise-glace et de troupeaux de narvals.

Louis Fortier

Ville natale et domicile Québec

Signes distinctifs Officier de l’Ordre du Canada, responsable d’ArcticNet, un réseau de centres d’excellence qui étudie l’Arctique, ainsi que professeur-chercheur en océanographie à l’Université Laval

Projet actuel La mise en place d’un institut de recherche arctique au Canada

Essentiel en voyage « Je voyage léger, mais si je perdais mon MacBook Air, je me sentirais tout nu. »

Prochain voyage Winnipeg, pour l’assemblée annuelle du réseau ArcticNet


Qu’est-ce qui vous a propulsé dans l’univers de l’océanographie ?
Quand j’étais jeune, je passais l’hiver sur la glace à Cap-de-la-Madeleine, au grand dam de ma mère, qui était terrifiée. J’étais fasciné par le poulamon. Aujourd’hui, sur l’Amundsen, notre brise-glace de recherche, j’étudie la morue arctique, qui lui ressemble beaucoup.

Combien de temps passez-vous à bord du navire ?
J’essaie d’y être au moins 42 jours par an. Je m’échappe ainsi de la grisaille du monde universitaire. L’an dernier, je suis embarqué à Kugluktuk, au Nunavut, dans le golfe du Couronnement. Sur le brise-glace, 40 chercheurs et 38 membres d’équipage se dévouent à la tâche. À titre de chef de mission, j’orchestre cette symphonie scientifique qui tire de l’océan, de la glace et de l’atmosphère une quantité stupéfiante d’informations.

Quel rôle le voyage joue-t-il dans votre travail ?
Recherche, réunions, conférences… Je voyage surtout dans des lieux froids, comme Saint-Pétersbourg, en Russie, Sapporo, au Japon, et Inuvik, aux Territoires du Nord-Ouest. Je n’ai jamais l’occasion de porter une chemise hawaïenne.

Quel est l’environ-nement le plus froid que vous ayez visité ?
La baie James en hiver ; un collègue et moi avons dû y passer deux nuits en plein mois de février pour faire l’échantillonnage de la charge sédimentaire des eaux estuariennes. On a enregistré une température de -52 ºC, sans compter le facteur vent !

Une de vos expériences les plus mémorables ?
À bord d’un hélicoptère au-dessus de la mer du Groenland, on a survolé un groupe d’environ 150 narvals. Le pilote a renversé l’appareil de côté, et je me suis retrouvé appuyé contre la porte avec une vue en plongée. C’était complètement fou.

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