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La photographe Heidi Hollinger déballe son sac

Nous avons rencontré la photographe montréalaise avant qu’elle ne s’envole pour La Havane, où elle habite à temps partiel.

Heidi Hollinger

Il y a près de 30 ans, la Montréalaise Heidi Hollinger mettait le cap sur La Havane dans le cadre de ses études en langues modernes. Ce fut le coup de foudre. Entre ses séjours à Moscou pour immortaliser des politiciens et l’animation de l’émission télévisée Ports d’attache, la photographe est souvent retournée dans la capitale cubaine. Elle nous offre des décennies de regards privilégiés sur cette ville dans un guide illustré de photos originales : 300 raisons d’aimer La Havane. Nous l’avons rencontrée avant qu’elle ne reparte à La Havane, où elle vit une partie de l’année.

Comment faites-vous vos bagages ?
À la dernière minute, et ça déborde !

Comment s’est déroulée la création de ce livre ?
Il y a si peu d’informations en ligne sur Cuba que j’ai donc dû y aller pour vérifier des faits ; j’ai sillonné La Havane à vélo à de nombreuses reprises. Parfois aussi, de Montréal, je demandais à un ami qui était là-bas de me confirmer certains détails.

Pour un néophyte, quels seraient trois musts à La Havane ?
Passez à la Fábrica de Arte Cubano, à la fois galerie d’art, salle de spectacle et boîte de nuit, située dans une ancienne huilerie. Mojito en main, explorez l’endroit. Allez ensuite au resto TocaMadera. Le chef Enrique Suárez est très créatif, un atout de taille à Cuba pour cause de fréquente rareté des produits. Certains jours, il n’y a ni beurre ni lait. Essayez le risotto aux truffes s’il est au menu. Enfin, arpentez le centre-ville pour mieux découvrir le quotidien des Cubains plutôt que l’image touristique de la vieille ville.

Vous avez vécu la fin de l’URSS à Moscou. Vous voyez des similitudes avec La Havane ?
À Moscou, dénicher quoi que ce soit en magasin était difficile, comme à La Havane, et il y a des termes qui s’appliquent à cette réalité. En Russie, on dit lavirovat, soit louvoyer entre les règles pour joindre les deux bouts. À Cuba, on a resolver : on est tous dans le même bateau et on trouvera bien une solution.


C’est dans le sac d’Heidi Hollinger

01 DU QUARTZ ROSE
Lors d’une soirée du Nouvel An, un maître feng shui m’a conseillé de voyager avec du quartz rose pour profiter de son énergie apaisante. Les Russes sont très superstitieux et je crois que ce trait a déteint sur moi.

02 MON CASQUE DE VÉLO
Je peux louer un vélo dans toutes les villes où je vais, mais je préfère porter mon propre casque. Ce Giro est léger et facile à caser dans mes bagages.

03 UNE BARRE ÉNERGÉTIQUE
Je suis une pro des collations santé ; je ne sors jamais sans elles. Je viens de me mettre aux barres Crickstart, à base de grillons en poudre. Elles sont très protéinées et délicieuses : ça n’a pas un goût de grillon.

04 DES CHAUSSURES
Ces sans-gêne d’Apostrophe sont élégants et confortables pour les longues traversées des aéroports.

05 UN T-SHIRT
Celui-ci est de Clandestina, une boutique de mode de La Havane, idéale pour des souvenirs autres que maracas ou statuettes en bois. Barack Obama voulait y acheter des t-shirts pour ses filles lors de sa visite en 2016.

06 UN LIVRE
En ce moment, c’est L’homme qui aimait les chiens, de Leonardo Padura, l’écrivain cubain contemporain le plus renommé. Ses Quatre saisons sont devenus une magnifique série sur Netflix.

07 L’APPLI SPOTIFY
J’écoute l’album Second Floor Feelings de mon fils Luka, alias It’s Luka. C’est du rap et du reggaeton. Il a 17 ans et vit à La Havane maintenant. Je suis sa mère, oui, mais j’adore ses textes.

08 UNE FIGURINE
Mon autre fils, Antoine, m’a acheté ce petit bouddha de verre à la librairie Renaud-Bray. Je l’emporte pour mieux penser à lui.

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