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Sarah Polley sur l’importance de raconter des histoires toutes canadiennes

La scénariste et réalisatrice discute de Margaret Atwood et des moments d'écriture volés à ses enfants.

Sarah Polley

Ville natale et domicile Toronto

Signe distinctif A joué dans Les contes d’Avonlea et a scénarisé et réalisé des films primés tel Loin d’elle

Projet actuel Sa minisérie adaptée de Captive, de Margaret Atwood, diffusée dès le 25 septembre à CBC

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Qu’avez-vous pensé de Captive à votre première lecture ?
J’avais 17 ans et je crois bien l’avoir lu d’une traite. Je me souviens du canapé où je l’ai lu et du moment de l’année. Grace, le personnage principal, m’a fascinée ; je voulais tout savoir sur elle. Quand un livre vous fait un tel effet, il touche plein de cordes sensibles en vous. J’avais cette forte envie de voir où ça me mènerait.

Captive et La servante écarlate ont tous deux été portés à l’écran cette année. Pourquoi selon vous ces récits de Margaret Atwood refont-ils surface maintenant ?
C’est une époque de grande précarité pour les droits des femmes ; nos gains sont récents et seront peut-être éphémères si nous ne sommes pas vigilantes. Je ne crois pas que ce soit une coïncidence s’il y a actuellement de l’intérêt pour la façon dont Margaret Atwood nous rappelle l’histoire des femmes et nous met en garde quant à l’avenir.

Travailler sur ce projet avec Margaret Atwood, c’était comment ?
C’était formidable. Avant même d’écrire une ligne, j’ai passé beaucoup d’heures en sa compagnie afin de savoir ce qui était le plus important pour elle. Elle m’a fourni plein de contexte et de renseignements historiques, ce qui a été extrêmement utile, et j’ai eu une autre longue réunion avec elle après avoir écrit la première ébauche du scénario. Je l’ai consultée pour chaque décision cruciale, comme le choix des principaux acteurs et de notre réalisatrice.

Pourquoi vous importe-t-il de raconter des histoires canadiennes ?
Je crois qu’ancrer des histoires dans une époque et un lieu précis les rend plus universelles qu’essayer de les priver d’identité ou de spécificité. Je pense aussi que pour avoir une culture forte, nous devons être à l’aise de camper nos récits ici, et j’admire les artistes qui le font, comme Margaret Atwood, Michael Ondaatje et Atom Egoyan.

Quelle est votre routine d’écriture ?
En général, je commence à 5 h et j’écris jusqu’au réveil de mes enfants ; j’ai alors fini pour la journée, sauf s’ils font la sieste. Une fois qu’on est mère, tous les conseils sur la façon d’être créative deviennent complètement inutiles. Mes moments de travail sont volés et éparpillés, mais j’essaie d’être très disciplinée quand j’en ai.

Être actrice, ça vous manque?
J’y songe à l’occasion et je me demande si j’aimerais revenir devant la caméra. Ce n’était pas mon rêve d’enfance de devenir actrice; j’ai grandi en exerçant ce métier. Et ça m’a plu, mais à la fin vingtaine je me suis dit que j’aimerais y revenir dans la cinquantaine. Pour une jeune femme, c’est un métier très angoissant, et il y a beaucoup de pressions, pour qu’on vende sa sexualité, qu’on vende des produits et qu’on tolère le comportement merdique de réalisateurs plus âgés. Ma véritable passion, c’est l’écriture.

Quelle est votre destination préférée?
Le nord de l’Ontario en été. Quand je voyage de par le monde, je me dis chaque fois qu’aucun endroit ne se compare aux lacs du nord et aux lieux extraordinaires où l’on peut faire du canot, comme le parc provincial Quetico.

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