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Voici les reines et les rois du festival international de drag-queens d’Austin

Entre stars de la téléréalité et ambassadrices canadiennes, nous vous présentons les personnages plus grands que nature qui ont coloré le « SXSW des drag-queens », tenu à Austin.

Karen from Finance

Karen from Finance
Melbourne, Australie

« Être drag-queen m’a appris la fierté. J’ai hésité longtemps avant de gagner la communauté queer parce qu’au fond de moi, je n’étais pas fier d’être gai. Ça m’arrangeait de jouer à l’hétéro. Devenir drag m’a ouvert les yeux et m’a montré à quoi ressemblait la communauté que je craignais. Elle est belle et je l’aime infiniment. »


Althea Trix

Althea Trix
Austin, Texas

« Peu de gens le savent, mais j’ai une phobie sociale assez aiguisée. Parfois, il m’est impossible de sortir de chez moi et de parler aux gens. Mais sous les traits d’Althea, les gens viennent vers moi et me saluent. Je n’ai plus à avoir peur d’aller vers les autres. La glace est alors brisée et je me sens accepté »

Veranda L'Ni

Veranda L'Ni
Cleveland, Ohio

« La scène drag de Cleveland est fantastique. Comme dans bien d’autres villes, elle dépasse les murs des établissements LGBTQ. Maintenant que cet art atteint un plus large public, il est davantage respecté. Chaque spectacle est un événement : tout le monde souhaite rencontrer une drag-queen ! »


Deb Leigh Nightshade

Deb Leigh Nightshade
Seattle, Washington

« Je joue, je chante et je danse depuis l’âge de quatre ans. J’ai un diplôme en création de mode et un en cosmétologie. Je suis également maquilleur professionnel depuis plus de 20 ans. En additionnant tout ce que j’ai fait dans ma vie, pas étonnant que je sois aujourd’hui une drag-queen ! »


Helvetica Font

Helvetica Font
Portland, Oregon

« Je voyage avec une grande et une petite valise ainsi qu’un sac à dos. Le sac à dos, c’est pour moi, et le reste, pour Helvetica ! La sécurité m’a interpellé une fois à l’aéroport alors que j’avais des faux seins dans mon sac. On m’a demandé si je transportais une boule de bowling… J’ai dit qu’il s’agissait de seins en silicone. L'agent a ouvert ma valise, puis l’a refermée, et j’ai repris mon chemin. »


Maximum Capacity

Maximum Capacity
Toronto, Ontario

« Si vous n’êtes pas débrouillard, vous n’irez pas très loin. Lorsque je voyage, je ne contacte pas que les autres drag-kings afin de décrocher des contrats. J’appelle aussi les propriétaires de bars, les drag-queens, les danseuses burlesques... Il faut beaucoup de débrouillardise pour gagner sa vie dans le milieu. »


Laila McQueen

Laila McQueen
Chicago, Illinois

« Depuis ma participation à RuPaul’s Drag Race, j’ai visité 32 États américains en plus du Royaume-Uni et de l’Australie. C’est épuisant, mais j’aime encore sortir après les spectacles quand je suis dans des villes comme Grand Junction, au Colorado, ou Missoula, dans le Montana. J’essaie de profiter au maximum de chaque ville que je visite. Je ne sais pas pendant combien de temps encore j’aurai des contrats. »


Cheddar Gorgeous

Cheddar Gorgeous
Manchester, Angleterre

« La scène drag peut être très éreintante. Je me demande parfois pourquoi je fais ça... Mais je sais aussi que j’ai de la chance. La vie est très courte et j’essaie donc de profiter au maximum de tout ce qu’elle m’offre. Les événements comme ce festival aident à changer les perceptions. Ce week-end à Austin est un outil puissant pour donner de la visibilité à notre communauté. »


Symone N. O’Bishop

Symone N. O’Bishop
Beaufort, Caroline du Sud

« Ce n’est même pas un cliché : être drag m’a sauvé la vie. Ça m’a aidé à apprivoiser les insécurités et les doutes dans ma tête. J’ai grandi avec l’idée que ce qui se passe à la maison reste à la maison. La scène drag permet de voir au-delà de ce masque derrière plusieurs se cachent. Je mets peut-être un masque de maquillage et je rembourre mes costumes, mais ça me permet de montrer le meilleur de moi-même. »


Kristi Davidson

Kristi Davidson
Halifax, Nouvelle-Écosse

« Il y a 10 ans, je suis revenu à Halifax après avoir obtenu un diplôme en gestion de la danse à l’Université d’Oklahoma City. Je ne savais pas quoi faire et je ne faisais pas autant de spectacle que je l’aurais souhaité. Puis est arrivé l’événement The Swine, lors duquel des hommes n’ayant jamais été drag-queens sont jumelés avec des drag d’expérience. Vous travaillez avec votre mentor pendant quelques semaines afin de vous préparer. Vous arrivez au bar, on vous maquille et le spectacle débute. J’avais 23 ans. Je n’étais pas la plus belle, mais j’ai gagné. J’ai eu la piqûre ! »


Cynthia Lee Fontaine

Cynthia Lee Fontaine
Austin, Texas

« RuPaul’s Drag Race a eu un impact formidable, surtout dans les villes plus conservatrices, où il y a encore beaucoup de discrimination. C’est là que se trouvent mes salles favorites, puisqu’on peut interagir davantage avec le public. C’est quelque chose qui me satisfait au plus haut point. »


Alexis Nicole Whitney

Alexis Nicole Whitney
Houston, Texas

« Je suis aveugle, alors mes talents en danse en impressionnent plus d’un ! Mais les numéros que je préfère sont les ballades, parce qu’ils sont remplis de passion et d’émotion. Je dois faire confiance aux gens qui m’entourent. Et une fois qu’ils me guident vers la scène, je mets toute la gomme. J’aime aller à la rencontre du public et montrer aux gens qu’aucun n’obstacle n’est insurmontable lorsqu’on souhaite atteindre ses buts. »


Vivian Vanderpuss et Persi Flage

Vivian Vanderpuss et Persi Flage
Victoria, Colombie-Britannique

« J’aurais rejoint la scène drag plus tôt si j’avais su qu’elle existait. J’ai grandi dans un petit village du sud de l’Ontario où les drag-queens n’existent pas… Aujourd’hui, les jeunes peuvent trouver leurs semblables en ligne, même s’ils et elles sont dans le sous-sol de leurs parents. Vous n’êtes jamais vraiment seul. C’est réconfortant pour un jeune qui se sent différent. »
- Vivian Vanderpuss

« J’ai été nommé Mr. Gay Vancouver Island en 2016 et une partie de ma mission était de rendre les événements plus ouverts et accessibles. Nous avons créé le groupe Staches and Lashes, qui produit des spectacles ouverts à tous pour les enfants queer et leurs alliés. Nous souhaitons repousser les barrières afin que tous les membres de notre communauté puissent entendre les histoires des autres. »
- Persi Flage


Avant Garbage

Avant Garbage
New York, New York

« C’est intéressant de constater à quel point la scène drag a évolué. Lorsque j’ai visité le DragCon de Los Angeles, en 2017, une fillette de quatre ans est venue me donner un câlin. C’était cool. Lorsque j’étais petit, on me faisait sentir mal d’être différent. Aujourd’hui, notre pan de la communauté est décrit comme innovant parce qu’il influence positivement les jeunes. »


Maxi Glamour

Maxi Glamour
Saint-Louis, Missouri

« La première fois que j’ai donné un spectacle, ce n’était pas beau à voir ! J’avais 18 ans et je participais à un concours de drag-queens local. C’était avant les tutoriels sur YouTube, et mon maquillage était… Disons qu’il restait bien des choses à améliorer. Je portais un look années 1980 et des chaînes de métal en guise de colliers. Le numéro était sur Genie 2.0 de Christina Aguilera. J’ai terminé le tout avec une roue latérale et j’ai atterri sur une personne du public. Je n’ai pas gagné le concours, mais j’ai laissé ma marque… surtout sur ce spectateur ! »


Loris

Loris
Los Angeles, Californie

« Dragula m’a offert une plateforme qui me permet aujourd’hui de payer les comptes tout en faisant ce que j’aime dans la vie. C’est merveilleux. Pour moi, le plus beau des salaires est le fait de voyager un peu partout. Je rencontre les personnes qui rendent mon succès possible. Je n’aime pas les appeler mes fans. Ce sont mes ami.e.s, ceux et celles qui me soutiennent, qui croient en mon art et en ma vision. Plus je peux en rencontrer un grand nombre et les divertir, plus je sens que je fais mon travail. »


Tucker Noir

Tucker Noir
Las Vegas, Nevada

« Je suis à la tête d’une famille monoparentale de cinq enfants. Deux sont au collège et trois à la maison. Ils m’ont tous déjà vue en spectacle. J’ai aussi travaillé avec les jeunes et plusieurs d’entre eux ne sont pas bien, tant physiquement qu’émotivement, car on leur dit qui être et comment se comporter en société. Lorsqu’on dit aux jeunes qu’ils peuvent s’épanouir et être qui ils sont vraiment, la chimie de leur cerveau change et ils se voient autrement, ce qui influence les choix de société qu’ils font. C’est magique. »


Chrissta et Xander

Chrissta et Xander
Austin, Texas

« Lorsque je préparais le quatrième anniversaire de Xander, je lui ai demandé le genre de fête qu’il souhaitait avoir. Il voulait une fête à la Wicked. Je lui ai demandé ce que cela représentait pour lui et il m’a dit : “Je chante les chansons de Wicked et tout le monde me regarde.” Il s’est déguisé en lion et s’est donné en spectacle. Nous savions qu’il avait trouvé sa voie. »
- Chrissta

« J’ai 14 ans et je suis drag depuis 1 an et demi. Je me maquille moi-même. J’ai appris de ma sœur et de tutoriels en ligne. Je me pratique souvent. Je crois que mon style exprime ce que je ressens à l’intérieur. Je rêve de participer à RuPaul’s Drag Race un jour. J’aimerais déménager à Brooklyn et m’y produire. »
- Xander


Goldie Peacock

Goldie Peacock
Brooklyn, New York

« RuPaul’s Drag Race a mis la barre haute pour les artistes, et tout le monde travaille selon ces nouveaux standards. Il y a de plus en plus de gens qui savent ce qu’est l’art drag (et ce qu’il n’est pas). Ce n’est pas nécessairement une bonne nouvelle pour les drag-kings, puisqu’il n’y en a pas à l’émission. Plusieurs ne savent pas que nous existons. Il faut avoir confiance en son talent et sa valeur, un peu comme les drag-queens qui vivent dans des pays où Drag Race n’est pas diffusée. »


Erika Klash

Erika Klash
San Francisco, Californie

« Ce que j’aime le plus de l’art drag, c’est que c’est une façon d’embrasser sa féminité. Surtout que j’étais un garçon queer très féminin... C’est pourquoi je regardais avec envie plusieurs drag-queens qui n’avaient pas honte de leur genre. […] J’ai une formation de scénariste. Pour moi, être drag-queen, c’est comme avoir une compagnie de théâtre solo. Je dis à la blague que je suis un cirque ambulant. Lorsque vous me voyez à l’aéroport, je suis très modeste, même si j’ai plus de valises que tout le monde. De ces valises sortent tout plein d’histoires. Des histoires qui me représentent toutes. »


Jodie Fosterchild

Jodie Fosterchild
Austin, Texas

« La première drag-queen que j’ai vue, c’était la seule et unique Divine. J’avais 10 ou 11 ans lorsque j’ai vu [le film] Pink Flamingos. C’était quelque chose pour un enfant de mon âge ! Au fil des années, en revisitant le personnage, je suis devenu épris de son esprit totalement libre. »


Marc et Fausto

Marc et Fausto
Chicago, Illinois

« Le propre de l’art drag, c’est d’embrasser le chaos et l’échec. C’est une forme d’art imparfaite. C’est ridicule, c’est fou, c’est débraillé et… c’est merveilleux ! Nous ne sommes pas dans la masse. Nous sommes dans la marge. Nous présentons un art qui se base sur nos expériences de vie. C’est ce que nous célébrons. Plutôt que de souhaiter être des personnes meilleures, nous nous transformons en créatures merveilleuses nées de notre imagination qui redéfinissent les critères de beauté. »
- Fausto


https://austindragfest.org/

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