Gastronomie

La grande tournée des bars

Un verre après l’autre, notre vaillant journaliste vacille d’ouest en est, en quête des meilleurs bars d’hôtel au Canada.

Par Chris Johns

  • Imprimer

Bacchus Restaurant & Lounge
Wedgewood Hotel & Spa, Vancouver



Voici l’archétype du bar d’hôtel traditionnel, avec pianiste improvisant sur les standards de jazz et feu de foyer à l’avenant. Ici, les dîne­rs d’affaires peuvent encore être bien arrosés, même si les cadres s’y ras­semblent surtout après le travail, alors que l’endroit fourmille de grosses légumes. Tard en soirée, ne vous étonnez pas si un client absorbe assez de courage pour tenter sa version de Misty au piano.

À goûter
La salade Cobb du Bacchus. Sans esbroufes culinaires (pas de mousse de ba­con), c’est une salade Cobb classique, réa­lisée à la perfection.

À boire
Un martini Boulevard : bourbon Maker’s Mark, Cinzano, Grand Marnier Louis Alexandre et amer.


Uva Wine Bar
Moda Hotel, Vancouver



Si le meilleur resto vietnamien est celui où l’on trouve le plus de Vietnamiens, le meilleur bar est-il celui où l’on rencontre le plus de barmen ? Si oui, alors Uva est dur à battre. Petit, intime, confortable, l’endroit s’est vite imposé comme l’un des préférés des gens du milieu. La modernité du décor, tout en papier peint tape-à-l’œil et en luminaires hérissés, est atténuée par les éléments historiques du bâtiment, tel le plan­cher cente­naire en terrazzo.

À goûter
Le plateau de charcuteries comprend de fines tranches de jambon de Parme, un soupçon de persil, le tout agrémenté de quelques amandes Marcona. Songé.

À boire

Servi dans un verre aux allures de Tour CN renversée, le cocktail Toronto est un mélange solide et osé de rye, de Fernet-Branca, de sucre de canne, d’angustura et d’huile d’orange.


Yew Restaurant + Bar
Four Seasons Hotel, Vancouver

Photo: André Doyon/ lowprofile.ca; Stylisme: Anne Fillion; Stylisme culinaire: Noah Witenoff; Merci à La Baie et à vinumdesign.com

D’importantes rénovations (et une touche de cèdre rouge de l’Ouest, d’aulne et de sapin) ont transformé l’ancien bar guindé Garden Terrace en boîte élégante. Pour ne pas succomber à un excès de nostalgie des années 1960, les concepteurs ont intégré au centre de la pièce une salle à manger privée certie dans un écrin de verre. Cadres et éminences grises y viennent toujours, mais désormais les adeptes de boissons roses et de cocktails s’y sentent également chez eux.

À goûter
Un sandwich au crabe dormeur avec compotée de tomates et de piments, croustillant de prosciutto et mesclun.

À boire

Un Pacifica : vodka, gingembre et sirop d’agave, qui équilibre le piquant du gingembre avec sa douceur.

 


Bar
Hotel Eldorado, Kelowna

En été, lorsque le personnel séduisant, bronzé, en pleine forme et vêtu de blanc court en tous sens, le bar ressemble à un croisement entre un sanatorium et un club de tennis. Les nombreuses sortes de limo­nades alcoolisées et la longue carte de vins au verre (dont plusieurs sont locaux) confirment son statut de taverne. Par beau temps, réservez une place sur la grande terrasse qui donne sur la marina. Il arrive qu’on y entonne spontanément les classiques de Bob Marley et de Bruce Springsteen qui jouent sur la chaîne stéréo.

À goûter
On y propose un menu de grilladerie, mais gardez un œil sur le macaroni gratiné au homard truffé, populaire spécialité périodique.

À boire
El Crantini, un cocktail de canneberges, superbe mais traître, bien relevé de vodka Finlandia.


Raw Bar
Hotel Arts, Calgary



Si vous pensiez voir des statues de broncos et des tables en roues de chariot, oubliez ça. Couleurs vives, plafond ondulé et fauteuils surdimensionnés : ce bar tient plus du pays des merveilles que du village western. De la fenêtre, admirez la cour et sa piscine chauffée, où de belles créatures flirtent avec des ba­rons du pétrole. Et ici, l’art du mixologue jongleur (tel Tom Cruise dans Cocktail) se porte bien : certains barmen de l’endroit concurrencent même les meilleurs au monde.

À goûter
Un plat de fruits de mer marinés frais : moules, palourdes, huîtres, crevettes, crabe et homard. Peut rassasier quatre convives.

À boire
Pour éviter d’agir comme le Chapelier fou, tenez-vous-en aux classiques, comme le French 75, mélange de Tanqueray No. Ten et de champagne Taittinger, avec jus de citron frais et un soupçon de sucre.

Page

Articles populaires

- Publicité -