Skip to Content (Press Enter)

English / Français

Le reggae retrouve ses racines dans la capitale jamaïcaine

Voici où danser dans les Caraïbes!

concert de reggae

Entre une scène au sommet d’une colline et un panorama quasi infini, Kingston vibre aux sons décomplexés du roots reggae. (Photo: Michele-Anne Hamilton)

Ayant descendu quelques marches de pierre peu stables et traversé un luxuriant jardin, me voici dans une foule bougeant sur du dub devant un splendide panorama de Kingston. J’aperçois Palisadoes Road, dans l’avant-port, étroite bande de terre qui mène à l’aéroport. L’immensité de la vue me rend momentanément sourde à la musique que j’avais pourtant suivie en grimpant Skyline Drive en quête du Kingston Dub Club.

homme qui marche dans la rue

Photo: Michael Christopher Brown / Magnum Photos

L’ambiance est si cool que c’est comme si j’étais chez quelqu’un, dans son salon de plein air. En fait, c’est le cas : je suis chez Gabre Selassie. (La gigantesque pile de haut-parleurs dans le coin, c’est aussi à lui.) Chaque dimanche soir, le patron du Dub Club attire des centaines de nouveaux amis dans sa maison haut perchée, à coup de Red Stripe froide, de mets ital (ragoûts, roulés et burgers végétariens) et, bien sûr, de dub, le style des années 1970 qui a réduit le reggae jamaïcain à sa plus simple expression : rythmique et basse. Mais outre le dub, on peut entendre au Dub Club une jeune génération de musiciens (Protoje, Kabaka Pyramid, Jah9), tous artisans d’une renaissance du roots reggae.

concert reggae dans une cours

Photo: Michael Christopher Brown / Magnum Photos

Des décennies durant, le dub s’est fait rare sur l’île. Dancehall et pop dominaient les ondes, servant de trame sonore aux danses de rue et aux fêtes communautaires. Si le dancehall est toujours présent, il y a désormais d’autres choix ; des « options plus roots », comme aime à le dire Selassie.

Apres un show de reggae

Photo: Michael Christopher Brown / Magnum Photos

Salle à aire ouverte, le Redbones Blues Café, au pied de la colline, organise une foule d’événements, dont Kingston on the Edge, en juin, un festival annuel qui célèbre l’art contemporain dans tous ses états. C’est l’endroit idéal pour entendre des musiciens de la relève roots. Sous sa voûte de manguiers, j’y écoute Uprising Roots, membres du mouvement rastafari, popularisé dans les années 1970 par des artistes comme Jimmy Cliff. Au son du reggae à saveur sociale du groupe, j’attaque mon repas de crevettes farcies à la morue salée et de strudel à l’amarante (ou callaloo, version jamaïcaine des épinards). Ce qui me frappe le plus, c’est combien il est facile de jouer du coude avec les grosses légumes du coin. Quand le week-end tire à sa fin, il est aussi aisé d’engager la conversation avec un employé d’une ONG de Kingston qu’avec un ponte de la planète reggae (salut, Damian Marley). Petits lieux sur une petite île… Mais pas question que je me pâme devant les stars : ce serait contraire à l’esprit jamaïcain.

Sunset

Photo: Michael Christopher Brown / Magnum Photos


Au rythme de Kingston

Kingston Dub Club, 7b Skyline Dr., 876-815-1184
Redbones Blues Café, 1 Argyle Rd., 876-978-6091

Sur le même sujet

ARTS & CULTURE     JAMAÏQUE     KINGSTON     MUSIQUE     REGGAE     DESTINATIONS SOLEIL    

S'il vous plait, laissez un commentaire

Les balises HTML seront retirées
Les adresses commençant par http:// seront automatiquement converties en liens