Skip to Content (Press Enter)

English / Français

Mark McMorris ou comment devenir le meilleur planchiste de la planète

Le champion de planche à neige se confie sur Unbroken, le documentaire qui relate son terrible accident parvenu lors d’une randonnée, en 2017.

Mark McMorris

Ville natale et domicile Regina

Signe distinctif Planchiste pro (descente acrobatique et grand saut) médaillé aux X Games et aux Jeux olympiques de Sotchi et de Pyeongchang ; est devenu en 2011 le premier à réussir un triple tire- bouchon 1440 côté talons

Projet actuel Participe ce mois-ci aux Championnats du monde de la FIS en Utah ; fait la promotion de son film Unbroken

Destination de rêve Hakuba, au Japon. « Je me suis laissé dire que la descente est géniale. »


Comment un gars des Prairies devient-il un des meilleurs planchistes au monde ?
C’est surtout une question de passion. Les planchistes pros viennent rarement de Vail ou de Whistler. Il y a une toute petite station près d’où j’ai grandi, Mission Ridge Winter Park, avec 97 m de dénivelé, genre. Mais on y trouve un petit parc acrobatique, qui suffisait pour maîtriser les bases. Et avoir un frère aîné m’a aidé : on se poussait mutuellement à progresser.

Jusqu’à quel point la planche à neige a-t-elle évolué dans votre carrière ?
C’est le jour et la nuit. À mes débuts, une rotation de 900 ou de 1080 degrés était la fin du monde. Quand je suis passé pro, on a introduit les doubles tire-bouchons, qui sont aujourd’hui de la petite bière. À présent on voit des 1080, des 1260, des 1440, des triples ou quadruples tire-bouchons.

Quelle direction voudrez-vous que votre sport prenne ?
J’aimerais voir plus d’exploration et moins de gymnastique. Avant, il y avait beaucoup plus de glisse en descente acrobatique, au lieu de sauts périlleux à répétition. J’adore la compétition, mais j’essaie de faire plus de hors-piste, pour le plaisir.

Unbroken raconte votre rétablissement après un accident hors piste qui vous a laissé une fracture de la mâchoire, une rupture de la rate, un affaissement d’un poumon, etc. Le regarder, c’était comment ?
Je n’avais pas hâte de le voir et j’étais très ému, car j’ai essayé d’effacer ça de ma mémoire. Mon rétablissement a demandé un énorme effort et je pense de moins en moins à l’accident.

Par quel processus développez-vous de nouvelles figures ?
Ça demande beaucoup de visualisation. Chaque figure est précédée d’autres figures qui la préparent, peut-être une autre rotation, un 180 ou un saut périlleux. Si j’ai bien visualisé une figure, je peux d’habitude atterrir sur mes pieds dès les premiers essais. Je planifie mentalement les détails jusqu’à ce que ça ne puisse plus rater.

Comment vous préparez-vous avant une compétition ?
J’aime écouter de la musique, mais ça me gonfle parfois à bloc, alors je dois arrêter. C’est généralement du hip-hop et du R&B doux quand je fais de la glisse pour me réchauffer. Et j’aime traîner avec mes amis, du monde qui me fait rire, pour ne pas être trop nerveux.

Vous avez une montagne préférée ?
Whistler! Mais vraiment, toute station avec du beau temps et une bonne équipe, c’est pas mal tripant. J’aime aussi l’intérieur de la Colombie-Britannique, comme Revelstoke. Il y a tellement de bons endroits pour la planche à neige au pays, et je n’ai pas fini de les explorer à cause de toutes les compétitions que j’ai faites.

Que faites-vous quand ne vous ne faites pas de planche à neige ?
J’aime m’éloigner de la neige et faire des sports qui m’incitent à la modestie, comme le surf ou le patinage. Mon corps se sent un peu mieux par temps chaud. J’ai eu des sorties géniales de surf près de Kapalua, à Maui. Je peux surfer partout à condition de ne pas avoir à porter une combinaison de plus de 4 ou 5 mm d’épaisseur.

Les bas de contention : oui ou non ?
Mets-en ! Je viens de porter ma paire de Burton sur un vol de retour d’Europe et mes chevilles n’ont pas du tout enflé. Faut que je trouve une combinaison de contention.

Sur le même sujet

INTERVIEW