On s’est mis en quête des meilleurs nouveaux restos canadiens en songeant que 2012 était l’année du Dragon. Après un mois à se repaître d’est en ouest, on est revenu en sachant que c’est celle de Toronto. Les baux se signent à la pelle et les ventilateurs tournent à fond, car la cuisine torontoise pète le feu.

La plupart des maîtres queux au pays font preuve d’indépendance, préférant la cuisine de qualité aux grands déploiements. Les établissements rapetissent, certains n’offrant que 40 places, tabourets de bar compris. Dans ces décors dépouillés et industriels (même si les abat-jours sont de retour, pour habiller toutes ces ampoules à filament), s’égosiller est de mise. Heureusement, il y a de quoi crier sa joie, car chacune de nos adresses sert une vision très personnelle d’une cuisine de terroir qui ne sent pas le renfermé pour autant. Les restos actuels sont plus exigus, c’est vrai, mais ça ne fait que nous rapprocher des meilleurs chefs du pays.