Ultraportatif

Miniature, maxi allure

Ce n’est pas parce que les miniportatifs sont petits qu’ils ne peuvent pas être grands.

Par Mitch Joel
Illustration par Raymond Biesinger

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Mon bureau étant plus souvent qu’autrement un siège d’avion à 10 000 m d’altitude, je cherche constamment à faire plus avec moins. Voilà pourquoi les ordinateurs ultraportatifs sont une bonne idée pour quelqu’un comme moi. Pourtant, s’ils ont l’avantage d’être petits, ils n’ont pas la puissance et la rapidité des ordis de bureau ou des portatifs ordinaires. Et ils coûtent beaucoup plus cher… jusqu’à deux fois le prix d’un portatif normal. La plupart des gens d’affaires ne sont pas prêts à payer autant. Alors pourquoi je m’y intéresse ?

De un, ils me permettent de voyager léger. De deux, j’en ai essayé toute une flopée, de Toshiba à Sony en passant par Lenovo et Dell, et chacun a fait ce que j’avais besoin qu’il fasse. Pourtant, comme pour toute technologie moderne, peu importe la fréquence à laquelle je sauvegarde mon disque dur et que j’archive mes données vitales, je vis dans la hantise du jour où j’appuierai sur l’interrupteur et qu’apparaîtra l’écran bleu de la mort.

Imaginez : vous dépensez jusqu’à 4500 $ pour un ultraportatif sexy et, une fois le voyant « boucler les ceintures » éteint, vous le démarrez et… rien. Complètement mort. Vos documents, vos présentations, tout ce qui explique que vous soyez justement à bord de cet avion s’est envolé. Peut-être avez-vous une copie de sauvegarde sur une clé USB. Mais si ce n’est pas le cas ? Ne me dites pas que vous attendiez le décollage pour vous mettre au travail ! Et si vous pouviez vous munir d’un ordi de voyage supplémentaire, encore plus petit et plus léger, qui coûte environ 300 $ ? Je n’invente rien.

Je vous parle d’un miniportatif.

Les miniportatifs existent depuis 2007, mais les voyageurs d’affaires commencent tout juste à s’y intéresser. Avec raison. Petits, simples et minimalistes, les miniportatifs ont l’air de jouets, mais peuvent abattre un sérieux boulot. Ils ne sont pas aussi puissants que la moyenne des ultraportatifs, mais leur écran et leur clavier prennent beaucoup moins de place, et il y a d’autres raisons pratiques d’en faire l’acquisition.

Au lieu d’acheter un nouvel ordi complet pour vos déplacements, vous n’avez qu’à transférer les documents voulus sur votre miniportatif, dont vous vous servirez comme ordi de voyage. Peu importe ce que vous utilisez à la maison, un miniportatif « sain » permet d’éviter les blocages gênants ou fâcheux devant des clients potentiels ou aux contrôles de sécurité.

Au bout du compte, on cherche tous à faire plus avec moins ; acquérir un miniportatif nouvelle génération, c’est non seulement sensé et rationnel, mais économique. Que vous l’utilisiez comme ordi de sauvegarde ou outil de travail principal, un miniportatif fera de vous un inforoutard aguerri.


Appareils à appâts

Depuis les débuts de la boutique App Store d’Apple, plus de 1 milliard d’applications y ont été téléchargées (et le rythme s’accé­lère). Cette boutique fourmille de fabuleux petits programmes, et les voyageurs y trouveront une mine de trésors pour leur iPhone ou iPod Touch, dont la plupart sont d’ailleurs gratuits ou très peu chers. Ainsi, Urbanspoon utilise les fonction­nalités du GPS pour vous localiser ; secouez ensuite brièvement votre appareil, et l’interface de type machine à sous s’arrête sur un bon resto local, indiquant adresse, type de cuisine et gamme de prix. On peut même lire des critiques et obtenir un itinéraire. Pas étonnant que le développeur de ce logiciel ait récemment été acheté pour quelques millions, ce qui dénote la popularité de ces pratiques applications. J’adore aussi un truc du nom d’AroundMe, qui donne la liste des banques, bars, hôtels et stations-service les plus proches d’où vous êtes. Un iPhone débordant de bons conseils de voyage ? C’est l’équivalent moderne du couteau suisse. 


Mitch Joel a été surnommé «la rock star du marketing numérique». Son premier livre, Six Pixels of Separation, du nom de son blogue et de son balado, paraîtra à l’automne. Il est président de Twist Image, une compagnie de marketing sur Internet.


Vos commentaires : courrier@enroutemag.net


 

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Publié: 1 juillet 2009.

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