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Tim Ferriss sur l’importance de profiter de toutes ses journées de vacances

L’animateur du balado The Tim Ferriss Show et auteur de La semaine de 4 heures nous fait bénéficier de ses élans de sagesse.

Tim Ferriss

Ville natale East Hampton, New York

Domicile Austin, Texas

Signe distinctif A investi dans des entreprises comme Uber et Shopify ; auteur de cinq livres à succès, dont La semaine de 4 heures

Projet actuel Animer son balado, The Tim Ferriss Show, diffusé dans la section audio du système de divertissement à bord

Souvenir favori « Un écriteau en bois qui dit : SIMPLIFY, trouvé il y a longtemps dans un diner de Truckee, en Californie. »


Que recherchez-vous avant d’investir dans une entreprise ?
D’abord, un produit ou service que j’utiliserais souvent, voire chaque jour, même sans investir. Ensuite, des fondateurs futés avec qui j’aimerais boire une bière, même sans parler affaires. Enfin, un accord de fi­nan­cement, une évaluation et un tableau de structure du capital sensés.

Vous avez parlé avec des lauréats d’Oscar, des astrophysiciens, etc. Que vous ont-ils appris ?
C’est une belle occasion de déceler des similitudes entre leaders mondiaux de do­mai­nes variés. Je découvre plein de choses fascinantes : des scientifiques jouant à Tetris avant de dormir pour contrer l’insomnie (écrasement visuel), ou d’anciens combattants doublant ou triplant l’efficacité de la psychothérapie sur leur stress post-traumatique par la prise en essai clinique de MDMA, par exemple.

Y A-t-il une entrevue qui vous a marqué ?
Quand j’ai interviewé Arnold Schwarzenegger pour mon balado, j’ai sorti une photo de lui à 18 ans, prise juste avant qu’il remporte le titre de M. Europe junior. Je lui ai demandé d’où lui venait sa confiance, et il a répondu : « De ma vision. Si vous avez une vision claire de votre objectif, le reste devient beaucoup plus simple. Je n’étais pas là pour participer. J’étais là pour gagner. »

Des études montrent que bien des Nord-Américains ne prennent pas toutes leurs vacances. Quel effet cela a-t-il sur nous ?
Je crois que ça nous épuise, individuellement et comme société. Il faut voir les congés comme du temps de récupération. Il y a deux façons de voir les choses : planifier intelligemment pour protéger ce temps religieusement, ou s’imposer du repos seulement quand le système immunitaire, le corps, la stabilité affective ou les relations lâchent. Pendant des décennies, j’ai inconsciemment suivi la deuxième voie ; croyez-moi, la première est de loin la meilleure.

Que pensez-vous de la mode des workations ?
Je crois que ça peut très bien fonctionner, pourvu qu’on établisse des limites. J’ai rédigé la plupart de mes livres en workation, à bien y penser. J’ai écrit La semaine de 4 heures en Argentine, 4 heures par semaine pour un corps d’enfer au Nicaragua, et le gros des Outils des géants à Paris. Cela dit, le concept de conciliation travail-vie personnelle peut avoir ses effets pervers: un voyage étiré, par exemple, peut être plus fatigant que reposant. Tentez d’être productif plutôt que trop occupé, et reconnaissez que la vie est remplie de relations et d’activités qu’il faut protéger les unes des autres.

Quelle destination vous a fait du bien récemment ?
Je reviens tout juste du Japon, un de mes endroits favoris sur Terre. Ma famille et moi avons exploré le pays, y compris le pèlerinage du Kumano Kodō. J’ai vécu à Tokyo grâce à un programme d’échange d’élèves du secondaire, et le Japon me laisse aujourd’hui la même impression qu’à l’époque: sophistiqué, sécuritaire, drôle, hyper avancé et résolument étrange. Je recommande, surtout si vous ne parlez pas japonais, d’errer une heure ou deux un endroit déroutant mais fabuleux, comme la partie extérieure du marché aux poissons de Tsukiji, puis de tenter de regagner votre hôtel ou votre Airbnb sans utiliser Uber ou Google Maps.

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