L’acteur Mena Massoud discute végétalisme, Aladdin et diversité à l’écran

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Originaire de Markham, en Ontario, l’acteur de L.A. est parti en quête de tout ce qui se fait de nouveau, d’excitant et d’innovant dans le monde végétalien. Il partage ses trouvailles dans Evolving Vegan, à la fois livre de recettes, guide restos et récit de voyage inspirant.

Mena Massoud a brillé en 2019 dans le rôle d’Aladdin, dans l’adaptation par Disney en prises de vues réelles du film culte. Loin des écrans, il s’est promené, explorant le végétalisme au Canada et aux États-Unis pour son nouveau livre, Evolving Vegan, pour lequel il a persuadé certains des plus grands chefs de cuisine végétalienne d’Amérique du Nord de dévoiler leurs recettes préférées, qui prouvent que le végétalisme peut être facile et amusant. Il s’est inspiré de la cuisine végétalienne de sa mère (il avait trois ans quand sa famille a immigré au Canada du Caire), dont il partage certaines recettes, style bamya (un mijoté de gombo) et shorbat adas (soupe de lentilles). Nous avons causé avec Massoud de son souhait de voir les gens manger plus vert, de ses villes gourmandes préférées et de son combat pour une plus grande diversité à l’écran.

11 septembre 2020

enRoute Comment le voyage a-t-il influencé votre perception du végétalisme ?

Mena Massoud Où que vous alliez, il existe une communauté végé forte. Le voyage permet d’élargir notre vision de ce qui peut être végane. La réponse est simple : tout peut l’être. Lorsque j’étais au Japon, j’ai découvert un bar à ramens végétalien à la gare de Tokyo.

ER Pourquoi est-ce difficile pour plusieurs de manger vert ?

MM Lorsque je suis devenu végétalien, il y a cinq ans, les choses étaient différentes. Pour plusieurs, adopter le véganisme, c’était entrer en religion (bref, c’était tout ou rien). Je peux vous garantir que ce n’est pas le cas, qu’on peut passer au végétarisme et s’arrêter là, ou passer au piscivégétarisme et s’arrêter là, ou éliminer la viande deux fois par semaine et s’arrêter là. Même si vous ne mangez végétalien qu’une seule fois par semaine, vous aidez la Sainte Trinité : votre santé, les animaux et la planète. Je crois que plus on va lentement, moins on décroche du but.

ER Dans quelle ville avez-vous hâte de retourner manger ?

MM Difficile de choisir, mais s’il le faut, ça serait Portland, en Oregon. Le resto végane panasiatique Ichiza Kitchen a été un de mes préférés pendant mes recherches pour mon livre. Je n’avais jamais vu ça ailleurs. L.A., par exemple, compte de nombreuses adresses de burgers et sandwichs végétaliens, mais rien d’aussi authentique sur le plan culturel qu’à Portland.

Une illustration de Mena Massoud clignotant le signe de la paix à deux mains avec des bananes et des stries vertes et orange abstraites en arrière-plan

ER Bon, d’accord, vous avez droit à deux autres

MM San Francisco et sa région. À Oakland, il y a un resto de cuisine du sud des États, le Souley Vegan, qui sert un délicieux ragoût de gombo. Et Brooklyn, parce que j’adore New York. On y trouve le Bunna Cafe, un resto éthiopien végétalien, le Jajaja Plantas Mexicana, le meilleur établissement mexicain où j’ai mis les pieds (et végétalien de surcroît), et le Little Choc Apothecary, qui sert des crêpes sucrées et salées végétaliennes et sans gluten.

ER En plus de votre livre, plusieurs autres projets vous occupent, notamment le lancement de l’Ethnically Diverse Artists Foundation. D’où vous en est venue l’inspiration ?

MM J’ai fait mes débuts dans l’industrie du divertissement à Toronto, en 2010, dans l’émission Nikita. Le rôle que je me suis vu offrir a été celui du « numéro 2 d’Al-Qaïda ». Passer de ça au personnage d’Aladdin est complètement fou. J’en serai éternellement reconnaissant. Cela dit, j’ai obtenu le rôle parce que c’était Aladdin plutôt qu’un autre prince de Disney. Le personnage était lié à mes origines. Les choses s’améliorent ? Oui. Aussi vite que je le souhaiterais ? Ça, non. J’ai donc voulu créer un lieu où les artistes d’origines ethniques seraient épaulés au fil de leur cheminement, et pour qu’ils sachent qu’ils sont talentueux et précieux et qu’ils ne sont pas seuls.

ER Quel serait votre conseil pour ceux qui aspirent à une carrière dans le milieu ? Celui que vous auriez aimé recevoir ?

MM J’aurais aimé qu’on me dise : « Tu sais quoi ? La route sera plus ardue pour toi parce que tu es égyptien. » Les gens craignent la vérité. Ils n’aiment pas la regarder en face parce qu’elle donne mauvaise mine à l’industrie et qu’elle est dure à avaler. Mais si c’est ce qui vous passionne vraiment, il faut passer outre et l’accepter comme un obstacle de plus à surmonter.

ER Et pour vous, quelle est la prochaine étape ?

MM Je me concentre sur la promo du livre jusqu’à ce que les tournages reprennent. J’essaie de rester aiguisé (je lis des scénarios, des livres, et je regarde des séries bien faites, comme Succession et Perry Mason) et de me tenir informé de ce qui se passe dans le monde.

La couverture du livre de cuisine Evolving Vegan de Mena Massoud

Evolving Vegan par Mena Massoud.

Le Questionnaire

  • Souvenir favori Un joli panama de paille, acheté lors de mon dernier voyage, à Miami.

  • Voisin de rêve en avion Daniel Day-Lewis.

  • Premier souvenir de voyage À l’âge de huit ou neuf ans, je suis retourné en Égypte. On a visité les pyramides, très distantes les unes des autres, et je me rappelle les trajets à dos de cheval.

  • Destination à voir absolument Paris. Je n’y ai passé que 12 heures lors de la tournée d’Aladdin et tout était fermé pour cause de jour férié. Comme ma famille n’avait pas beaucoup de sous, on n’a pas voyagé beaucoup quand j’étais enfant. Après mon diplôme, j’économisais uniquement dans le but de m’établir à L.A. Il y a donc plein d’endroits que je rêve de voir.

  • Le voyage a le pouvoir de… Revigorer. On s’enlise en se faisant croire que la vie se résume à notre maison et au boulot. En voyageant, on réalise que c’est bien plus que ça.

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