Mystic

Halifax, N.-É.

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Au Mystic, les invités choisissent entre deux parcours gastronomiques en plusieurs services, Fauna ou Biota, chacun offrant une expression distincte du lieu et de la saison.

17 novembre 2025

Par Tara O’Brady
Photos de Johnny C.Y. Lam

Restaurant

Mystic

Ville

Halifax, N.-É.

Adresse

1723 Lower Water St

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Mystic

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*site web disponible en anglais uniquement

D’un certain point de vue – disons au milieu d’une tempête, en regardant du côté tribord d’un traversier d’Halifax – le Mystic ne ressemble pas à un restaurant.

The interior at Mystic
L’intérieur du Mystic, avec vue sur le port d’Halifax.

Le bâtiment, en forme de pointe, s’avance dans le port comme attiré par la gravité. Revêtu de métal Muntz, couleur de pièces de monnaie ternies, il pourrait passer pour un vestige d’une autre époque, échoué et revendiqué comme architecture. Au-dessus, une sculpture cinétique se meut au gré du vent, ses lumières s’accordant au flux des marées.

À l’intérieur, l’espace se courbe comme la coque renversée d’une goélette. La cuisine diffuse une lueur dorée, stable comme un phare, tandis que des baies vitrées du sol au plafond offrent une vue sur le port de tous les côtés. Ici, le chef Malcolm Campbell (Cabot Cape Breton, Auberge du Pommier, The Bingham London) élabore une cuisine guidée par le climat et la géographie, libérée de toute convention stricte.

Tartelette délicate, garnie de pois et de fleurs comestibles.

Les menus Fauna et Biota tracent des chemins sans effort entre terre et mer. La lotte est accompagnée de perles de pommes de terre et d’une émulsion de pin. La camerise est accompagnée de gaulthérie et de groseille à maquereau.

Le menu Découverte, servi à l’aveugle au comptoir de la cuisine, évolue comme un temps changeant à travers huit plats ou plus. Le thon se marie à l’umeboshi de rhubarbe et au fenouil. Le tartare de pétoncle, couronné de caviar du Nouveau-Brunswick et de quenouille, repose sur une aguachile d’argousier saisissant. Le poisson loup, issue de l’aquaculture autochtone, présente une richesse à mi-chemin entre la morue charbonnière et le beurre.

Les menus du Mystic sont ancrés dans des ingrédients frais et de saison.

Un plat arrive dans un récipient en forme d’oursin géant et pâle, abritant un consommé de tomates sous une délicate tempura d’orties. Le dessert va plus loin : une génoise de fenouil et de pois de senteur, vert pâle, recouverte d’une crème au beurre, aussi légère que l’écume de mer.

Le cocktail Coltsfoot du Mystic, à base de rhum, pois mange-tout, basilic, gouttes salines et Chartreuse verte.

Les vins soutiennent le récit avec une assurance tranquille. Le service est soigné sans jamais être guindé : élégant, précis et profondément humain.

Le Mystic est un manifeste : une expression du lieu, de la curiosité, de la persévérance et de la révérence, tempérée par l’air salin et l’esprit de la côte Est.