Sushi Hyun Omakase

Vancouver, C.-B.

Au Sushi Hyun, le chef-propriétaire Ju Hyun Lee transforme la précision de l’omakase en quelque chose de profondément personnel : un travail méticuleux mais étonnamment chaleureux, où la cérémonie rencontre une joie sincère.

17 novembre 2025

Par Tara O’Brady
Photos de Johnny C.Y. Lam

Restaurant

Sushi Hyun Omakase

Ville

Vancouver, C.-B.

Adresse

795 Jervis St

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Sushi Hyun Omakase

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*site web disponible en anglais uniquement

L’omakase est souvent une affaire de rituel vénéré, exécuté avec précision. Au Sushi Hyun, la forme reste cérémonieuse, mais se distingue par une chaleur décontractée et inattendue.

Une sélection de poissons et fruits de mer frais et d’accompagnements provenant directement du Japon, prête à être transformée en l’omakase du soir.

Derrière une entrée discrète que l’on pourrait facilement manquer, au bout d’un couloir épuré, le personnel vous proposera gentiment de prendre soin de votre manteau, de votre sac et même de votre téléphone (acceptez, vraiment). Installez-vous au comptoir, penchez-vous légèrement, et abandonnez-vous pleinement à la précision et à la personnalité que Sushi Hyun insuffle à l’impeccable bois d’hinoki, centenaire. Malgré la beauté presque intouchable des lieux, l’accueil est marqué d’un enthousiasme sincère et spontané. Le sérieux de l’omakase se transforme rapidement en quelque chose qui a des allures de fête de cuisine.

Le chef Hyun évente le riz fraîchement cuit pour atteindre la
température et la texture idéales.

Le chef-propriétaire Ju Hyun Lee déborde d’une passion contagieuse. En quelques minutes à peine, il montre fièrement les nouveaux rideaux qu’il a installés pour les mois les plus chauds, ou encore les porte-baguettes faits main qu’il change régulièrement — ceux-ci sont transparents, d’une couleur céruléenne.

Le pot en terre cuite utilisé pour le riz n’a été acquis qu’après d’insistantes démarches, et le panier qui maintient le riz à sa température idéale a nécessité quatre mois d’attente.

Ces détails sont partagés sans ego, mais avec une fierté reconnaissante. Ju Hyun Lee parle de relations soigneusement cultivées : le wasabi provient directement de Shizuoka ; le thon, de chez Yamauki, le marchand le plus respecté du Japon. Les certificats d’authenticité des prises du jour sont affichés discrètement au comptoir.

Un nigiri de thon, façonné et servi à la main au moment parfait — l’essence même de l’omakase.

Le souper commence par un chawanmushi frémissant, encore tiède, au goût marin. La suite est une procession de bouchées délicieusement composées : sashimi de daurade rouge d’Ehime accompagné de fleur de shiso et de sel coréen vieilli ; poulpe cuit lentement ; kinmedai fondant ; thon si tendre qu’il frise l’indécence. Le barramundi en brochette avec poireaux grillés fait office d’intermède, accompagné d’un concombre mariné vivifiant.

Le poisson, la vaisselle, les baguettes, les verres et même le bois du bar proviennent tous du Japon.

Puis vient l’uni, qui glisse sur la langue comme de la crème. L’anago. Le riz, provenant du fameux pot, est garni de vivaneau aux yeux dorés et de daurade, dont la chair se détache délicatement des colliers grillés. Une louche de dashi et de thé transforme le bol en un autre plat.

Un morceau de tamago, aussi splendide qu’exquis. Puis, un melon d’Hokkaido bien frais et une cuillerée de crème glacée à la fraise — Ju Hyun Lee confie, avec un sourire en coin, qu’il voulait qu’elle ait « le goût de la Häagen-Dazs ».

Méticuleuse et accueillante, exigeante, mais remplie de joie, entre les mains de Ju Hyun Lee, la maîtrise devient intime. Sushi Hyun est unique en son genre.