Une jasette avec Meredith MacNeill et Adrienne C. Moore, de Pretty Hard Cases

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Nous avons discuté avec les actrices avant la première de leur nouveau drame policier de la CBC à propos des façons d’aborder les sujets chauds, d’être en tournage pendant une pandémie et de leurs projets à venir.

Il n’y a sans doute jamais eu de moment plus délicat pour lancer une série policière. Mais la Nashvillienne Adrienne C. Moore (L’orange lui va si bien) et la Néo‑Écossaise Meredith MacNeill (Baroness von Sketch Show) sont peut‑être les deux seules femmes à pouvoir le faire. N’ayant jamais été du genre à éviter la controverse (ou les rôles difficiles), elles incarnent le duo policier du nouveau drame de CBC Pretty Hard Cases. La série suit deux détectives infiltrées : Kelly (Moore), agente des narcotiques, et Samantha (MacNeill), de l’unité des bandes de rue et des armes à feu, qui ont tendance à privilégier leur carrière plutôt que leur vie personnelle. Bien que leurs personnalités soient des plus différentes (elles se tapent souvent sur les nerfs), leur amitié est essentielle (ce que l’on peut comprendre plus que jamais).

03 février 2021

enRoute Comment décririez‑vous vos personnages, Kelly et Samantha ?

Meredith MacNeill Sam repasse ses t‑shirts et parle trop. Elle est divorcée, avec un ado sur le point de quitter le nid.

Adrienne C. Moore Et Kelly aime un peu contourner les règles. Dans leur vision de la police, Sam est plus du côté du maintien de l’ordre, tandis que Kelly croit au service et à la protection de la collectivité. Il y a un conflit de personnalités, mais on réalise au cours de la série que nos faiblesses sont les forces de l’autre, et on trouve un bel équilibre.

ER De Starsky et Hutch à Sandra Bullock et Melissa McCarthy dans Un duo d’enfer, les binômes de flics existent depuis très longtemps à Hollywood. Qu’est‑ce qui vous a aidées à développer vos personnages ?

ACM J’ai vu un tas d’émissions de téléréalité d’enquêtes, comme Forensic Files et The First 48. Le travail de détective et la façon dont les enquêteurs assemblent les pièces du puzzle pour résoudre une affaire, ça m’a toujours attirée. Quand l’occasion s’est présentée, toutes ces années à me régaler d’intrigues m’ont aidée à comprendre la passion d’un flic pour ce boulot.

MM Nous avons également eu la chance de parler avec des femmes détectives formidables. Ç’a été la meilleure formation pour jouer Sam.

ER La production de Pretty Hard Cases a commencé lors d’une pandémie mondiale. Comment était‑ce ?

MM On a dû repenser le tournage pour que les acteurs et l’équipe soient le plus en sécurité possible : protocoles, procédures et refonte créative des scènes pour réduire les risques. La covid‑19 a été un élément clé de la réécriture, mais l’objectif visait plutôt à conserver les mêmes intrigues en modifiant la façon dont nous les exécutions. On a limité les scènes de foule et les plans dans des lieux exigus.

ACM Les premières semaines ont été difficiles, mais nous avons trouvé notre équilibre avec les masques et les visières, et le moment de les enlever et de les remettre. C’était intéressant de chercher à présenter une relation amoureuse sans baisers ou scènes d’amour. J’espère que le public ressentira en tout temps l’intimité, la vulnérabilité et le rapport entre les personnages.

ER Que pensez‑vous de jouer des flics dans le contexte de 2020 et des manifestations contre la police ?

ACM J’ai joué dans L’orange lui va si bien pendant sept ans ; nous avons touché à des sujets brûlants, comme Black Lives Matter, la privatisation des prisons ou la politique d’immigration américaine. Le plus important pour moi était d’aborder ces thèmes et de ne pas avoir peur d’en parler. Dans Pretty Hard Cases, il y a des histoires de policiers qui vont à contre‑courant, qui sont un peu controversés et qui contournent les règles. J’espère que les gens ne verront pas nos personnages uniquement comme des policières, mais comme des personnes qui ont des problèmes semblables à ceux que tout le monde affronte au travail, en amitié ou dans la vie amoureuse et familiale.

Une illustration de Meredith MacNeill (à gauche) et Adrienne C. Moore, co-vedettes du drame de CBC Pretty Hard Cases
Meredith MacNeill (à gauche) et Adrienne C. Moore, covedettes du drame de CBC Pretty Hard Cases.

ER Vous avez toutes deux joué dans des émissions de télévision à succès ayant de solides distributions féminines. Quelle a été votre expérience de travail ensemble ?

MM J’étais obsédée par L’orange lui va si bien, par ses répercussions sur l’écriture, les performances, le courage de raconter des histoires difficiles, pas souvent portées à l’écran. Cette série a établi une nouvelle norme. C’est la même chose pour Adrienne : elle établit une nouvelle norme.

ACM Meredith est non seulement incroyablement drôle, mais elle peut aussi être très profonde et vulnérable. Ce spectre de jeu était idéal pour une émission qui allie comédie et drame. C’est un honneur d’être parmi ces femmes pouvant assumer des personnages uniques, complexes, imparfaits et drôles, et qui parlent de sujets d’actualité, même s’ils sont dérangeants.

Le questionnaire

  • Souvenir favori
    ACM     Il y a quelques années, dans un magasin de souvenirs en Italie, j’ai trouvé un miroir de poche sur lequel était écrit « Siena ». Ce n’est qu’un mini miroir, mais chaque fois que je l’utilise, je me dis : j’y suis allée, à Sienne.

  • Voisin de rêve en avion
    MM      Ma fille. Nous voyageons beaucoup ensemble.
    ACM     Quelqu’un de mignon, célibataire et sociable !

  • Premier souvenir de voyage
    ACM     Partir avec ma famille dans la camionnette de mes parents. Nous habitions Nashville et sommes allés en Arizona, au New Jersey et à New York. Ce sont parmi mes premiers et plus beaux souvenirs de voyage.
    MM      Camper en famille, beau temps, mauvais temps !

  • Essentiel en cabine
    MM      Des menthes. C’est incroyable à quelle vitesse votre haleine se détériore en vol.

  • Prochain voyage
    MM      Un retour dans l’Est ; je m’ennuie des miens.
    ACM     J’ai toujours voulu aller en Afrique, visiter le Ghana et le Gabon. J’ai récemment appris que mes ancêtres venaient du Gabon et du Cameroun.