Un regard pancanadien sur certains héros de la pandémie au Canada

Le confinement ne nous a pas gardés de réaliser de grandes choses. Parcourez le pays avec nous, entre Abbotsford, Niagara Falls, Whapmagoostui et Whitehorse, à la rencontre de ces Canadiens qui ont consacré leur temps dans les limbes de la pandémie à améliorer la vie d’autrui et à répandre bonheur et espoir.
 
 
 

01 juillet 2020

Toronto

Hayley Wickenheiser : l’équipement médical, c’est le but

Hayley Wickenheiser avec d'autres bénévoles en tenue de protection et tenant des bâtons de hockey
   Photo : Conquer Covid-19

La légende de hockey, aujourd’hui étudiante en quatrième année de médecine, révèle comment elle a répondu à la pénurie d’équipements de protection individuelle (EPI) aux côtés d’un ami célèbre.
 

enRoute Comment tout ça a commencé ?
 

Hayley Wickenheiser Après la sortie des étudiants en médecine des hôpitaux, je suis demeurée en contact avec des médecins du pays, qui me disaient manquer d’EPI. Le 5 avril, j’ai tweeté un mot sur le fait qu’il fallait en acquérir, et mon ami Ryan Reynolds (on a fait connaissance le soir où l’Allée des célébrités canadiennes nous a honorés) m’a textée : « Je peux t’aider à amplifier ce contenu ? » Le fait que des millions de personnes aient vu ça passer a lancé un mouvement. Le lendemain, genre, je m’associais au groupe COVID-19 Canada, une organisation locale de Toronto. Ensemble, on a mis sur pied une œuvre bénévole qui a permis d’amasser 2,3 millions de dollars et d’acheter des millions d’EPI, qu’on redistribue aux provinces et territoires.
 

ER Ayant participé à six Jeux olympiques, vous avez déjà vu le Canada viser un but commun. Est-ce que ceci est comparable ?
 

HW Aux Jeux olympiques, on fait partie d’une très petite équipe au but magnifique : gagner l’or pour le pays. Mais au sein de ce mouvement, j’avais vraiment l’impression de faire partie d’une équipe de 37 millions de personnes visant un objectif bien plus important : sauver des vies et garder la population en santé.
 

ER Est-ce que la crise a changé votre perspective de l’école de médecine ?
 

HW Ça m’a réellement confortée dans ma décision de faire de la médecine, que j’ai prise au départ parce que je souhaitais aider les autres. C’est pourquoi j’ai choisi cette voie.
 
 
 

Calgary

Mandy Stobo : la face (non) cachée de la crise

Une illustration du Dr Bonnie Henry par Mandy Stobo
Une illustration de Theresa Tam par Mandy Stobo
   Illustrations : Mandy Stobo

Mandy Stobo, alias @badportraits sur Instagram, est connue pour ses portraits géniaux, bruts, saisissants et colorés. Depuis la mi-mars, elle publie chaque jour sur son fil le portrait d’un héros, ayant débuté par la médecin-hygiéniste en chef de l’Alberta, la Dre Deena Hinshaw. Elle a depuis mis en vente des estampes de ce portrait, de celui de la Dre Bonnie Henry, directrice de la Santé de Colombie-Britannique, et ceux d’autres héroïnes. Les profits sont versés à des banques alimentaires de Calgary.
 
 
 

Abbotsford, Colombie-Britannique

Kai Chow : en avant la musique !

Kai Chow, violoniste primé de 16 ans
   Photo : VSO

« En mars, alors qu’on faisait des réserves de papier toilette, un sentiment général régnait. La musique, qui avait jusqu’alors joué un si grand rôle dans nos vies, était désormais réduite au silence », résume le violoniste primé de 16 ans, Kai Chow. Mais, grâce au jeune homme et à son cousin Sébastien à Montréal, ça n’a pas duré. Le duo a passé bien des heures sur FaceTime pour réunir 40 jeunes musiciens des 10 provinces et des 3 territoires, chacun jouant un air du deuxième mouvement du Concerto pour 2 violons en ré mineur de Bach, que le duo a ensuite rassemblé en une seule et même performance émouvante. Mais pourquoi Bach ? « Le deuxième mouvement du Double de Bach a une belle mélodie que tout le monde peut reconnaître et apprécier. »
 
 
 

Vancouver

Arc'teryx : de la montagne aux hôpitaux

Blouses médicales fabriquées par Arc’teryx
Un médecin portant une robe médicale verte Arc’teryx
   Photos : James Kim

Ces chemises d’hôpital ne ressemblent à aucunes autres. C’est qu’elles sont signées Arc’teryx (la marque britanno-colombienne de vêtements de plein air en a produit 30 000 à l’appel de Vancouver Coastal Health et de la BC Apparel and Gear Association). La production habituelle interrompue, ingénieurs, couturières et patronistes ont conçu et testé un prototype de chemise imperméable pouvant résister à 50 lavages musclés. Ce qui distingue ces chemises, c’est leur fabrication en coquille souple, matériel de base des vêtements d’extérieur qu’Arc’teryx a lancé sur le marché en 1998. Respirantes, légères et douces au toucher, elles sont même offertes en vert, en bleu et en jaune vifs. « Le personnel médical nous dit que c’est une chemise de luxe, une coche au-dessus de ce qui se fait habituellement », raconte Shirley Chan, directrice principale de la commercialisation et de la qualité des produits à Arc’teryx. Bien que Mme Chan précise que le but premier était de répondre à la pénurie, l’entreprise a choisi de déposer son modèle et ses spécifications techniques en source libre sur le site de la BC Apparel and Gear Association ; ne soyez donc pas surpris si une nouvelle mode s’impose dans les hôpitaux, bien après la pandémie terminée.
 
 
 

Whitehorse

Gurdeep Pandher : le bhangra pour faire grimper le moral

Gurdeep Pandher debout avec ses bras tendus en l'air au bord d'une falaise au bord de l'eau
   Photo : Mark Kelly

Arrivé au Canada en 2006 et à Whitehorse par la suite, le poète, auteur, artiste et danseur Gurdeep Pandher est originaire de Siahar, village indien de l’État du Pendjab. Dans le but d’insuffler de la magie durant la pandémie, il s’est mis à diffuser des vidéos, devenues virales, de lui dansant le bhangra, une danse folklorique pleine de vie de son Pendjab natal, dans les décors sauvages du Yukon. Offrant aussi des cours en ligne selon un modèle de contribution volontaire, il a pu amasser plus de 3000 $ destinés à des hôpitaux, des banques alimentaires et des organismes en santé mentale. Nous avions des questions pour lui.
 

enRoute Pourquoi avoir décidé de donner vie au bhangra sur Twitter ?
 

Gurdeep Pandher Mes vidéos (sur @GurdeepPander) visent à transmettre de l’amour aux communautés locales (le bhangra est la danse du bonheur, alors il aide à demeurer positif, particulièrement en ces temps moroses). Je suis ravi que certains décrivent mes vidéos comme « la chose la plus canadienne jamais vue ». Ça me fait croire que mon travail fait ressortir le beau côté du multiculturalisme canadien.
 

ER Comment choisissez-vous vos lieux de tournage ?
 

GP Je vis dans un chalet au milieu de nulle part, alors je les choisis pour leur aspect brut et naturel.
 

ER Vous avez beaucoup voyagé à travers le Canada. Pourquoi est-ce important pour vous ?
 

GP Après être devenu citoyen canadien en 2011, j’ai senti l’urgence de découvrir mon pays d’adoption. J’ai tenté de plonger dans les cultures locales. J’ai dormi chez les gens, assisté à leurs mariages, dansé à leur manière. En Saskatchewan, je me sentais Saskatchewanais. Au Québec, je me sentais Québécois. Au Yukon, je me sentais Yukonais. J’ai aussi visité plusieurs communautés autochtones et j’y ai toujours été bien accueilli. Des chefs autochtones ont dansé le bhangra avec moi, j’ai écouté leurs histoires et raconté la mienne.
 

ER Quel est votre conseil ultime pour apprendre à danser le bhangra ?
 

GP Jusqu’ici, 750 personnes au Canada et ailleurs ont suivi mes cours. On apprend une nouvelle danse comme on apprend une nouvelle langue : il faut maîtriser chaque geste avant de les mettre bout à bout. Je dirais donc qu’il faut d’abord être dévoué.
 

Plus au sujet de Gurdeep Pandher.
 
 
 

Toronto via Dartmouth, Nouvelle-Écosse

Matt Mays : musique de salon

Matt Mays dans une chemise boutonnée blanche
   Photo : Devin McLean

Le compositeur-interprète lauréat d’un Juno Matt Mays se sent chez lui lorsqu’il joue devant des foules de fans. Ces jours-ci, le natif de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, est littéralement à la maison pour le faire. En direct de son salon, dans sa ville adoptive (Toronto), il présente sa série Mantle Music sur YouTube en appui aux personnes affectées par la pandémie. Chaque semaine, des milliers de gens, de North Bay à la Nouvelle-Zélande, syntonisent sa chaîne pour entendre son folk indé. Il a déjà amassé plus de 100 000 $, sous qui sont remis à des organisations chères à Matt, y compris la Mental Health Foundation of Nova Scotia et la SPCA.
 

Plus au sujet de Matt Mays.
 
 
 

Calgary

Lourdes Juan : expédition gourmande

Lourdes Juan transportant une caisse de bananes recyclées

 
Quand Lourdes Juan a vu bondir les problèmes d’insécurité alimentaire pendant la pandémie, elle a misé sur son OBNL Leftovers, qui travaille depuis 2012 avec restos, épiceries et distributeurs pour réutiliser et rediriger des aliments vers ceux et celles dans le besoin. Leftovers a amassé des milliers de kilos de nourriture en huit semaines, soit l’équivalent d’approximativement 68 000 repas. « Plusieurs organismes ont partagé entre eux bénévoles et ressources. Voir la communauté se serrer les coudes me donne la force de continuer », dit-elle.
 
 
 

Calgary, Vancouver, Victoria

Tous ensemble

Un pot de miel doré,  un pot de sel rose pour le bain et ensemble de trois emballages cirés Three Bears
De gauche à droite : Miel doré ; Sel rose pour le bain ; Ensemble de trois emballages cirés Three Bears.

Vingt-trois petites entreprises ont uni leurs forces au profit des banques alimentaires du Canada. Voici certains de nos produits préférés de marques qui soutiennent la cause.
 

Drizzle Honey

Miel doré (14 $)
 

Well Kept

Sel rose pour le bain (à partir de 20 $)
 

Goldilocks Wraps

Ensemble de trois emballages cirés Three Bears (30 $)
 

Code RALLYTOGETHER à la caisse.
 
 
 

Toronto

Julie Nesrallah : intermède musical

Julie Nesrallah assise dans une robe rouge et des bottes noires
   Photo : Catherine Farquharson

« J’ai décidé que, si je ne pouvais aller à Paris, alors j’allais chanter ici, et j’ai choisi ‘O sole mio parce que ça parle de la beauté du soleil après la tempête, et donc, en sous-texte philosophique, d’espoir », explique Julie Nesrallah, la mezzo-soprano et animatrice radio de la CBC qui, en mars, a entonné cet air napolitain sur son balcon, vêtue d’une petite robe noire et les lèvres fardées de rouge. Sa prestation au coucher du soleil, don d’espoir à la collectivité, est devenue virale. « Les activités qui comptent vraiment et qui rendent heureux, comme lire un bon livre ou écouter de la musique, demeurent. Elles peuvent combler les pertes. »
 

Plus au sujet de Julie Nesrallah.
 
 
 

Montréal

Janette Bertrand : l’écrit du Cœur

Un portrait de Janette Bertrand
   Photo : Julien Faugere

À 95 ans, Janette Bertrand, femme engagée et écrivaine prolifique résolue à transmettre son savoir-faire autobiographique, a profité du confinement pour apprendre aux personnes âgées à jeter un regard sur leur vie et à mettre celle-ci sur papier. « Écrire son autobiographie, c’est s’offrir une thérapie. Qu’a-t-on fait ? C’est en répondant à cette question qu’on comprend son importance. » Son atelier de huit capsules thématiques Écrire sa vie! est offert gratuitement et une dernière vidéo, prévue à l’automne, permettra à Mme Bertrand de s’adonner à la lecture des meilleurs extraits reçus.
 
 
 

Niagara Falls, Ontario

Hôtels à Niagara : et la lumière fut

Des coeurs illuminent les bâtiments de la ligne d'horizon des chutes du Niagara
   Photo : Modern Version Photography

Des cœurs scintillants ont illuminé le ciel nocturne de Niagara Falls en mars et en avril, signe de soutien et de solidarité depuis les fenêtres d’hôtels et d’entreprises de la ville.
 
 
 

Toronto

Corrina Allen et Lexi McKenna : poste de pandémie

Une carte postale illustrée de l'initiative Project Postcard
Project Postcard.
Cartes postales illustrées des séries « Greetings from Toronto » et « Greetings from Quarantine » qui peuvent être coloriées en
Project Postcard.
Les cartes postales « Greetings from Quarantine ».

 

Project Postcard

Lorsque la journaliste de voyage Corrina Allen a constaté la solitude des résidents de foyers de soins de longue durée, elle et son armée d’écrivains bénévoles se sont mis à leur envoyer des cartes postales (@project_travel_postcard sur Instagram). Certaines ont une anecdote manuscrite d’une aventure passée, d’autres, des mots de soutien.
 

Paper & Poste

La graphiste torontoise Lexi McKenna a créé des paquets de quatre cartes postales (15 $) pour une bonne cause. (Les profits vont à un organisme local qui soutient les travailleurs de première ligne.) Coloriez les cartes « Greetings from Toronto » illustrant des lieux emblématiques connus de la ville et celles de curieux articles ménagers où on lit « Greetings from Quarantine ». Timbres compris.
 
 
 

Saskatoon

Little Ox Film Company : liens virtuels

La distanciation physique a contribué à aplanir la courbe, mais elle a aussi isolé les aînés. C’est pourquoi la Little Ox Film Co. a lancé le projet Messenger Ox, qui envoie gratuitement aux résidents des maisons de retraite des vidéos de leurs proches… et seul un minimum de connaissances techniques est nécessaire. (Il suffit d’enregistrer un message vidéo et de l’envoyer par courriel à la société avec l’adresse du foyer, et un bénévole s’assurera qu’il soit livré.) Cinq étoiles.
 
 
 

Montréal, Toronto, Vancouver

Des masques qui donnent en retour

Trois masques faciaux de Frank et Oak, Bather et Glasnost
Les chics masques de griffes du pays qui donnent en retour : Frank and Oak (gauche) ; Bather (centre) ; Glasnost (droite).

Frank and Oak

Les profits sur les masques (24 $ la paire) – en tissu de chemises recyclées – vont à Moisson Montréal, qui distribue des denrées alimentaires en ville.
 

Bather

À chaque masque (15 $) que vend le fabricant de maillots, il en donne un à une banque alimentaire de Toronto.
 

Glasnost

Un dollar par masque (à partir de 16 $) en coton japonais est reversé au Downtown Eastside Women’s Centre de Vancouver.
 

Plus de masques fabriqués au Canada.
 
 
 

Vancouver

Kim Briscoe et plus : quand l’art ouvre la voie

Will Phillips devant sa peinture murale d'un travailleur de la santé avec des ailes d'ange
Will Phillips a peint cette murale sur la face extérieure du 965 rue Granville, magasin dans le centre-ville de Vancouver.   Photo : Shaelin Fritzsch
Des peintures murales sur les fenêtres de Kimprints à Gastown, Vancouver
Will Phillips a peint cette murale sur la face extérieure du 965 rue Granville, magasin dans le centre-ville de Vancouver.   Photo : Shaelin Fritzsch
Kimprints, Gastown, Colombie-Britannique.    Photo : Erich Saide

 
À la vue des feuilles de contreplaqué recouvrant les vitrines de Kimprints, sa boutique d’encadrement de Gastown, la proprio Kim Briscoe a senti une chance pour l’art. « J’ai dormi là-dessus, et le lendemain matin, je savais exactement quoi faire », dit-elle. Elle a appelé quelques artistes locaux, qui se sont mis à l’œuvre en peignant des murales en lien avec l’actualité.

La nouvelle s’est répandue. « En deux semaines, Gastown s’est remplie d’œuvres d’art », explique Breece Austin, une artiste dont la murale à Kimprints rend hommage à la Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique au Canada. Plus de 50 autres artistes ont participé, telle Izzie Cheung, une inhalothérapeute dont l’œuvre rend hommage à trois collègues : « Je voulais que mes collègues du Canada et du monde sachent que quelqu’un les apprécie et l’affiche. »

L’effort a incité le Vancouver Mural Festival à encourager des artistes comme Will Phillips à peindre d’autres coins du centre-ville (avec l’appui de la Ville). L’œuvre de Phillips s’inspire des affiches de propagande des Alliés de la Seconde Guerre mondiale. « C’est une façon de montrer notre soutien aux travailleurs de la santé, tout en ajoutant une touche de couleur dans la rue. »
 
 
 

Brooklyn via Toronto

Gail Simmons : joindre le geste à la parole

Gail Simmons tenant un bol de pâtes
   Photo : Guerin Blask

L’animatrice télé et autrice de livres de cuisine sur sa participation à #TakeOutHate pour aider à combattre la discrimination envers les restos asiatiques.
 

enRoute En plus de la crise qui frappe l’ensemble des restos, les tables asiatiques subissent une discrimination et des préjugés liés à la pandémie. Pourquoi vous être impliquée ?
 

Gail Simmons J’ai vu mon industrie frappée durement ces derniers mois. Je suis connue comme quelqu’un qui encourage cette communauté, et j’ai été outrée par le poids supplémentaire que devaient porter les restos asiatiques. Nous avons le pouvoir de remédier à la situation ; ajouter ma voix à la campagne #TakeOutHate est une façon de contribuer.
 

ER D’où vient l’idée de #TakeOutHate ?
 

GS #TakeOutHate a été lancé par Ajinomoto, une entreprise japonaise avec laquelle je travaille depuis un an. Nous avons produit une drôle de vidéo avec des gens extérieurs à la restauration comme Margaret Cho, Harry Shum Jr. et Jenny Yang, qui utilise l’humour pour dire clairement pourquoi il est important de soutenir les entreprises asiatiques. Nous avons un rôle à jouer contre le racisme, et en tant que Blanche je suis bien consciente de ma position privilégiée.
 

ER Comment peut-on aider ?
 

GS Commandez pour emporter à votre resto asiatique de quartier. Achetez une carte cadeau. Donnez à un fonds de soutien. Au-delà des restos asiatiques, c’est tous les petits restos aux proprios issus de minorités qui sont touchés. Il suffit de commander chez eux pour les aider à survivre.
 

Plus au sujet de Gail Simmons.
 
 
 

Toronto

Amy Burstyn Fritz : dîtes-le avec des fleurs

Bouquets de fleurs roses éparpillées sur un panneau
   Photo : Storey Wilkins

Inspirée par les bonnes actions du quotidien, la spécialiste torontoise en RP Amy Burstyn Fritz a lancé Feel Good Flowers, une initiative locale qui collabore avec des fleuristes pour créer des installations surprenantes de pivoines, de roses et autres boutons sauvages, à l’extérieur des hôpitaux de la ville. « La mission de Feel Good Flowers est de toucher le plus d’âmes possible en offrant de la douceur en guise de gratitude aux travailleurs et travailleuses de la santé de première ligne de même qu’à ceux et celles qui bénéficient de leurs soins. » 15 arrangements luxuriants ont été installés, tandis que cette initiative vise aussi à amasser des fonds pour les hôpitaux de Toronto.
 
 
 

Winnipeg

Sarah London : juste pour rire

Un portrait de Sarah London devant un mur de fleurs
   Photo : Haley Charney

Quand ses spectacles ont été annulés, début mars, l’humoriste Sarah London s’est tournée vers les médias sociaux pour diffuser ses performances en direct et faire rire ses spectateurs de nouveau. Lancer @comedy_open_mic et #Covid19OnlineComedyOpenMic sur Instagram était pour elle un moyen de partager ses blagues et d’entrer en contact avec plus de 65 autres humoristes du pays. En prime ? On peut voir la gamme d’articles ménagers qu’elle utilise comme microphones dans ses meilleurs moments.
 
 
 

Montréal

Patsy Van Roost : l’époque s’affiche

Patsy Van Roost pose une pancarte sur son balcon dans le Mile End de Montréal
   Photo : Mikaël Theimer

« En travaillant, en faisant, je chasse la morosité de la crise. J’aime dire que “je fée”, du verbe faire. Je reste en vie en prenant soin des autres. »

 

L’artiste Patsy Van Roost, qu’on a surnommée La fée du Mile End pour ses projets qui enrichissent les relations de voisinage, fait chuchoter les balcons de Montréal. Depuis le mois de mars, elle a confectionné 200 banderoles pour semer l’espoir et la joie dans la ville. Ç’a débuté lorsqu’un couple d’amis lui a demandé une banderole pour exprimer sa gratitude à ses voisins. On pouvait y lire : « Heureux en titi d’être confinés parmi vous » ; depuis, les demandes du genre se sont enchaînées et ses doigts de fée n’ont plus arrêté. Pour ceux qui ne peuvent pas sortir, Patsy a cartographié sur Google Maps ses différentes banderoles au moyen d’un point jaune, comme des « gouttes de soleil », pour permettre une balade virtuelle, d’un balcon orné d’un « Panser le présent, repenser le futur » à l’autre.
 
 
 

Toronto

Esie Mensah : reine de la danse

Esie Mensah posant dans une formation de danse sur un fond jaune
   Photo : Asiko Photography

« Je cherchais comment faire bouger les gens à nouveau, les rendre heureux », lance Esie Mensah, danseuse, chorégraphe, mannequin et directrice de mouvement qui a dansé en tournée avec Arcade Fire et dans le clip Work de Drake et Rihanna (« Je porte une camisole argentée, en plein centre ! ») et dont le spectacle Shades s’attaque à la discrimination à même la communauté noire. Esie Mensah enseigne la danse afrofusion depuis 10 ans et présenter ses cours sur Instagram (@esiemensah) lui a permis de donner au suivant et de rassembler les gens. « Je n’étais pas certaine si les gens allaient aimer. Ils ont aimé. C’est génial de pouvoir entrer en contact avec des personnes dont vous n’auriez jamais croisé la route autrement. »
 
 
 

Edmonton, Toronto, Whapmagoostui

La danse à distance

Ballerine Jurgita Dronina posant dans un justaucorps vert et jupe blanche
La ballerine Jurgita Dronina.   Photo : Karolina Kuras / gracieuseté du Ballet national du Canada

Voyez des artistes et interprètes enseigner leur art de chez eux.
 

Art

Des artistes professionnels de tout le pays animent chaque semaine des tutos sur Facebook, d’Amy Dixon (fleurs abstraites) à Justine Ma (lettrage à la craie), grâce à l’initiative Canadians Create d’Edmonton.
 

Ballet

Des danseurs du Ballet national du Canada, dont Jurgita Dronina, Guillaume Côté et Heather Ogden, basés à Toronto, donnent des leçons de ballet gratuites et participent à des échanges informels sur le compte Instagram de la troupe, @nationalballet.
 

Perlage

L’artiste Nalakwsis, de Whapmagoostui, au Québec, enseigne à faire des créoles perlées ou des boucles d’oreilles frangées dans ses ateliers sur son compte Instagram, @nalakwsis.

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