Écosse : Le rêve de notre rédactrice à la relance du tourisme

« Une randonnée de trois jours dans les Highlands qui englobe tout ce que j’aime de l’Écosse : des paysages époustouflants, des moments en famille et mes ancêtres. »

Un seul mouton dans un champ
Une clôture entourant une ferme en Ecosse

Nos projets de voyage pour 2020 étant provisoirement sur pause, nous nous tournons vers nos souvenirs pour trouver du plaisir dans ces escapades inspirantes qui ont eu un écho en nous, et qui nous ont enseigné des leçons précieuses sur nous-mêmes et sur le vaste monde que nous avons en partage. Dans cette nouvelle série, nous revisitons avec vous nos meilleurs voyages à vie, en espérant que vous ferez de même avec nous. Cette semaine, notre rédactrice, Dominique Lamberton, retourne en Écosse, où elle est allée pour la dernière fois à l’été 2018.
 

enRoute Dis-nous pourquoi ce voyage te revient en tête aujourd’hui. Pourquoi est-il inoubliable ?
 

Dominique Lamberton Il faut que je remonte un peu le fil du temps, car l’Écosse occupe une grande place chez nous depuis une dizaine d’années. En 2010, j’étudiais à Édimbourg et ma famille est venue me rendre visite. En route vers les Highlands, on s’est arrêtés dans le village d’Invermoriston, lieu de naissance de mon arrière-grand-mère paternelle qui longe la rive ouest du Loch Ness. Cette visite a piqué notre curiosité quant à nos racines écossaises et, depuis, nous revenons souvent – dont une fois, alors qu’on était 25 dans notre propre autobus de tournée, à sillonner le pays sur la trace de nos ancêtres. Mais, lors de notre dernier voyage, une randonnée pédestre de trois jours, il n’y avait que mes parents et moi.

16 avril 2020
Fleurs roses poussant sur la plage en Ecosse
Un chalet écossais au bord de la rivière

ER Pourquoi revenir visiter la région à pied, cette fois ?
 

DL Lorsqu’on visite le mini village d’Invermoriston, on loge toujours à notre auberge préférée, Glenmoriston Arms (établissement qui remonte à 1740 décrit par mon aïeule dans son journal intime) et on y a croisé plusieurs randonneurs qui faisaient la Great Glen Way. C’est un sentier pédestre de 125 km qui longe le canal calédonien, à travers vallées accidentées, de Fort William à Inverness, qu’on rêvait d’emprunter un jour. En juillet 2018, mes parents et moi avons décidé de débarquer dans notre bien-aimé Invermoriston à pied, depuis notre point de départ à Fort William.

Pendant 3 jours, sur environ 75 km, on a croisé des champs de digitales pourpres (gants de bergère) dans toutes les variations de violets, on a traversé des lacs étincelants (Lochy, Oich et Ness), on a regardé des bateaux passer des écluses, en plus d’admirer de magnifiques panoramas. Randonner sur la Great Glen Way englobait tous les éléments qui rendent l’Écosse si précieuse à nos yeux : ce sentier nous a offert la chance de reconnecter à notre terre d’origine, à notre histoire, et de retisser des liens entre nous, tout à la fois.

Un lac qui court entre les collines d'Ecosse

ER Quels ont été les moments forts de la randonnée ?
 

DL Plusieurs me viennent à l’esprit : faire du pouce avec mes parents (on a évité 4 km d’autoroute, grâce à un jeune Anglais en VUS, rebaptisé « Monsieur Audi », vu qu’on a oublié de lui demander son nom) ; clore notre deuxième journée de marche dans l’ensoleillé hameau Fort Augustus à boire des chopines sur le bord du loch; apercevoir deux jets passer à la vitesse du son au-dessus du Loch Ness, alors qu’on gravissait la route surplombant l’eau ; faire une pause biscuits à l’avoine pour se redonner du pep (ou vraiment pour s’arrêter), avant d’entamer la dernière ligne droite. Mais mon souvenir le plus précieux reste d’avoir passé 3 jours de suite avec mes parents, et d’avoir vécu avec eux cette expérience unique, dans ce lieu qui revêt une signification si particulière pour nous.

Les digitales violettes d'Écosse

ER Il te reste 50 km à faire pour compléter le parcours de la Great Glen Way. Prévois-tu entreprendre ce dernier tronçon éventuellement ?
 

DL Oui ! Mes parents et moi parlons souvent de ce dernier tronçon, alors qu’on reprendrait la route à Invermoriston pour finir à Inverness. Espérons que mon fiancé, mes deux frères et leurs douces moitiés, ainsi que mon bébé neveu pourront se joindre à nous. Alors qu’on randonnait le long du chemin de halage, nous avons aperçu des petits bateaux de croisière et des voiliers serpentant le long du canal, ce qui nous a donné l’idée d’organiser notre propre petite excursion sur l’eau, avec la famille élargie, afin de longer le sentier Great Glen depuis Inverness jusqu’à la côte ouest de l’Écosse.

Un voilier par le quai en Ecosse
Deux personnes remontant le sentier qui longe une rivière en Ecosse

ER Si tu pouvais retourner en Écosse demain, que ferais-tu d’abord ?
 

DL J’arriverais d’abord à Édimbourg et, depuis Calton Hill, je m’imprégnerais du panorama de ma ville préférée, pour ensuite me rendre à Invermoriston, en m’assurant de savourer en chemin les majestueux paysages des montagnes Glencoe. Une fois arrivée dans le village de mon arrière-grand-mère, je passerais quelques jours à explorer les environs, afin d’emmagasiner le plus d’images possible du quotidien de mon aïeule avant qu’elle ne parte s’installer au Canada, dans les Prairies. J’explorerais le pont Thomas Telford qui enjambe les tumultueuses chutes de la rivière Moriston ; la petite maison de campagne en pierre nichée en aval, dans les bois ; l’ancienne petite bâtisse de l’école (aujourd’hui une résidence privée), où elle a habité et enseigné ; et le quai du Loch Ness (ce qu’il en reste, du moins) d’où elle se rendait en bateau à Inverness, à Fort Augustus ou bien au-delà.

Une journée ensoleillée sur un sentier de randonnée dans les Highlands d'Ecosse
Pont construit par Thomas Telford en Écosse

ER Quel type de voyageuse es-tu, en deux phrases ?
 

DL Énergique. Disons que je ne me sens pas coupable si je fais la grasse matinée, mais je suis plus du genre à vouloir saisir toutes les occasions qui passent pour ne rien manquer.
 

ER Quel est ton souvenir préféré de ce voyage ?
 

DL La plupart de mes souvenirs sont dans l’album photos de mon cellulaire, mais un matin à Fort Augustus, avant d’entamer notre troisième et ultime journée de marche (le dernier droit de 13 km jusqu’à Invermoriston), nous avons fait un petit saut dans les boutiques qui longent les quais. Dans l’une d’elles, la bien nommée That Cute Little Highland Shop, j’ai trouvé de jolis torchons à vaisselle ornés d’illustrations de la faune et de la flore du pays (qu’on reconnaît facilement au bout de deux jours passés dans la nature) signées par l’artiste Clare Baird. J’en ai acheté un au motif de chardon pour mes parents ; pour moi, j’ai opté pour celui de la vache Highland – des articles du quotidien qui nous replongent dans notre séjour pédestre écossais chaque fois qu’on les utilise.

Le relief accidenté des vallées et des collines écossaises

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