Meilleurs nouveaux restos canadiens: couvertures, critiques et Nos 1

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Retour sur 20 ans de repas, de boissons et de tendances, avec à peine quelques regrets.

Sous une page couverture taupe où une flûte à champagne se reflétait sur le dos d’une fourchette, Air Canada enRoute a lancé en 2002 sa première enquête culinaire nationale. L’objectif: donner aux restos canadiens la reconnaissance internationale qu’ils méritaient. La critique gastronomique Amy Rosen a donc pris la route et le résultat a été si génial qu’elle a répété son épopée épicurienne l’année suivante. «Ces choses‑là arrivent toujours aux mêmes», commentait Arjun Basu, alors rédacteur en chef, en présentant l’événement annuel. Depuis, l’initiative des Meilleurs nouveaux restos canadiens d’Air Canada enRoute a évolué à pas de géant, encourageant les talents culinaires du pays, célébrant des tendances et en condamnant d’autres. En dressant le bilan des centaines de découvertes faites par nos six critiques des 20 dernières années, nous concluons que les Canadiens ont vraiment toujours la plus grosse part du gâteau.

17 août 2021

2002 et 2003

Un GIF tournant montrant deux couvertures liées à l'alimentation du magazine enRoute d'Air Canada

2002
No 1 – Catch, Calgary

Le chef Michael Noble a créé le premier restaurant de classe internationale à Calgary, où poissions et fruits de mer frais pêchés et ingrédients régionaux se partageaient la vedette. (Aujourd’hui fermé.)

2003
No 1 – Bymark, Toronto

Au moment où notre journaliste en a fait la critique, en 2003, ce pilier du Financial District se trouvait au sous‑sol, dans une ancienne aire de restauration.

Souvenir de journaliste

« À mon arrivée au vieil édifice superbement rénové de la Banque Impériale, le Catch n’était ouvert que depuis quatre jours. J’y ai découvert l’absinthe et dégusté des huîtres de quatre provinces. Je me rappelle encore la chaudrée, de simples huîtres mijotées dans la crème. Tant de beauté et de précision dès l’ouverture m’a fait comprendre que ce resto de fruits de mer avait du potentiel. Le Catch a depuis engendré la génération suivante de grands chefs calgariens, dont la plupart se sont formés ici auprès du chef Michael Noble. » – Amy Rosen, 2002 et 2003

À lire: Rich Francis, de l’émission Red Chef Revival, sur l’avenir de la cuisine autochtone au Canada

De 2004 à 2008

Un GIF tournant montrant cinq couvertures liées à l'alimentation du magazine enRoute d'Air Canada

2004
No 1 – Ristorante Brontë, Montréal

On se souvient du Brontë pour sa cuisine novatrice d’avant‑garde servie dans une salle tout aussi audacieuse. (Aujourd’hui fermé.)

2005
No 1 – Garçon!, Montréal

Une somptueuse cuisine du terroir faisait le charme de la plus récente entreprise de la propriétaire Patricia Hovington. (Aujourd’hui fermé.)

2006
No 1 – Nu, Vancouver

Sur vue panoramique de False Creek, de Granville Island et de la baie English, cette table vancouvéroise servait une cuisine de la côte Ouest classique. (Aujourd’hui fermé.)

2007
No 1 – Atlantica, Portugal Cove, Terre‑Neuve‑et‑Labrador

Ce restaurant haut de gamme, situé en bord de mer à 20 minutes de St. John’s, servait beaucoup de fruits de mer. (Aujourd’hui fermé.)

2008
No 1 – Nota Bene, Toronto

Sur Queen Street West, le chef David Lee nous offrait des petites assiettes créatives d’inspiration canadienne dont nous nous souviendrons longtemps. (Aujourd’hui fermé.)

Souvenir de journaliste

« À la toute fin de mon périple, en 2007, je me suis rendu à un petit hôtel de Portugal Cove, à environ une heure et demie de St. John’s. Mes attentes envers l’Atlantica étaient modestes, mais après deux bouchées du simple filet de morue de Jeremy Charles, si tendre qu’il en était presque gélatineux et emporté par un vif courant de citron confit, je savais que j’avais mon no 1. » – Chris Johns, de 2004 à 2008

À lire: Où goûter à la meilleure cuisine indienne de rue au Canada

2009

Une couverture 2009 du magazine enRoute d'Air Canada sur l'alimentation

2009
No 1 – Cibo Trattoria, Vancouver

À l’intérieur du Moda Hotel, le Cibo Trattoria propose une cuisine italienne rustique (axée sur des ingrédients locaux) et des vins de prestige.

Souvenir de journaliste

« Je n’oublierai jamais la route pour la Cabane à Sucre Au Pied de Cochon, un soir vers la fin de ma tournée. Mon invité filait vers Mirabel tel un pilote de F1, sous la pluie, par des routes de campagne vallonnée, aidé d’un GPS des débuts. Notre retard s’est monté à 15 minutes, puis à 30, pour une réservation qu’on avait eu toutes les peines à avoir. Mais ce dont je me souviens surtout, c’est de l’accueil quand on a fini par se pointer. Une cruche de sirop d’érable est arrivée sur la table, suivie d’une déferlante de plats déments, y compris une tourtière entière. » – Chris Nuttall‑Smith, 2009

De 2010 à 2012

Un GIF tournant d'images de couverture du magazine enRoute d'Air Canada, 2010 à 2012

2010
No 1 – Haisai, Singhampton, Ontario

À l’origine, le Haisai de Michael Stadtländer proposait un menu mystère de dégustation de petites assiettes qui faisaient véritablement la part belle aux ingrédients locaux de saison.

2011
No 1 – Raymonds, St. John’s

Dans un édifice du patrimoine donnant sur le port de St. John’s, cette salle à manger traditionnelle propose des vins de qualité qui se marient bien avec les poissons et fruits de mer frais.

2012
No 1 – Edulis, Toronto

Une salle douillette de Liberty Village où l’on sert une haute cuisine canadienne qui s’exprime dans un menu aux ingrédients sauvages cueillis dans la nature.

Souvenir de journaliste

« Un repas exceptionnel, c’est comme tomber en amour: on a l’impression que la rencontre dans l’assiette était tracée d’avance. J’ai tellement été transportée par la magie prédestinée des plats à l’Edulis de Toronto (les cèpes avec foie gras, l’éclatant saumon en papillote de cèdre) que j’ai oublié mon carnet dans les toilettes, où j’étais allée prendre des notes en cachette. Après des minutes d’attente éprouvante à la porte de la cabine, je ne peux qu’imaginer mon expression quand je m’y suis engouffrée sitôt la cliente suivante sortie. » – Sarah Musgrave, de 2010 à 2012

À lire: Les meilleurs fast‑foods végétaliens de Toronto

De 2013 à 2017

Un GIF tournant d'images de couverture du magazine enRoute d'Air Canada, 2013 à 2017

2013
No 1 – Bar Isabel, Toronto

La première ode aux tapas espagnoles classiques de Grant van Gameren.

2014
No 1 – Wolf in the Fog, Tofino, Colombie‑Britannique

Avec ses fruits de mer sauvages et ses bières en fût, le Wolf in the Fog est le restaurant idéal de la côte Ouest.

2015
No 1 – Pigeonhole, Calgary

Avec un patio confortable et un décor rustique‑chic, ce bar à vin sert des petites assiettes et de délicieux cocktails.

2016
No 1 – Kissa Tanto, Vancouver

Dans le quartier chinois de Vancouver, les clients peuvent se laisser séduire par une cuisine fusion italo‑japonaise dans un espace inspiré des cafés jazz du Tokyo des années 1960.

2017
No 1 – Battuto, Québec

Ce restaurant confortable de 25 places, créé par le chef Guillaume Saint‑Pierre, sert une cuisine italienne raffinée dans un espace moderne.

Souvenir de journaliste

« Mes plus étonnantes révélations, je les dois à des restos du bout du monde. Rouler des heures sur des routes perdues pour aller au Wolf in the Fog, à Tofino, ou bourlinguer deux jours par avion, auto et bateau pour arriver au Fogo Island Inn, c’est quelque chose. Je me rappelle ma première bouchée d’huître frite dans son nid de juliennes au Wolf, et m’être dit que le périple en avait valu la peine. » – Andrew Braithwaite, de 2013 à 2017

À lire: La meilleure cuisine asiatique de Colombie‑Britannique se trouve dans des stationnements et des lave‑autos

2018 et 2019

Un GIF tournant d'images de couverture du magazine enRoute d'Air Canada, 2018 à 2019

2018
No 1 – The Restaurant at Pearl Morissette, Jordan Station, Ontario

Situé à une heure de Toronto, ce restaurant haut de gamme propose un menu dégustation d’inspiration française.

2019
No 1 – Arvi, Québec

Les repas sont cuisinés, mis en place et servis à table dans ce restaurant unique qui propose des plats créatifs à base de plantes.

Souvenir de journaliste

« Être désignée pour choisir les Meilleurs nouveaux restos canadiens demande de s’attarder à bien plus qu’aux seuls plats. Ça demande de sonder l’âme d’une nation: ses passions du jour, en matière de culture, de cuisine, de déco et de mode. Une année, ça peut être les jus fermentés et les fleurs marinées dans la région du Niagara, et la suivante, le foot et les conserves de poissons et fruits de mer à Vancouver. Ça peut être une réflexion sur les murales autochtones et le tartare riche en fer de phoque de provenance éthique, ou la forêt boréale qui prend vie dans votre cocktail. » – Nancy Matsumoto, 2018 et 2019

2020 et 2021

Si 2020 et 2021 n’avaient pas été des années de pandémie, notre critique des Meilleurs nouveaux restos canadiens aurait passé ces deux étés à sillonner le pays en quête des tables les plus emballantes parmi celles inaugurées au cours de l’année précédente. Ces périples plus qu’appétissants n’ont bien sûr pas pu avoir lieu, mais rien n’arrête les chefs qui continuent à nous enthousiasmer. Ainsi, en 2020, nous avons réinventé notre palmarès en célébrant, par exemple, les captivantes nouveautés dans les domaines des commandes à emporter et des cours de cuisine en ligne ou les agents du changement qui secouent l’industrie. Et cette année, nous tentons quelque chose de tout nouveau ; soyez à l’affût cet automne.

2020 8 raisons d’aimer le retour en force des restos canadiens

2021 – Surveillez enroute.aircanada.com pour notre palmarès de 2021.