Petit guide des omiyage comestibles, souvenirs du Japon

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Entre jolis gâteaux éponges en forme de bananes de Tokyo et sablés d’Okinawa, en zone subtropicale, voici huit souvenirs comestibles du Japon.

En matière d’offrande de cadeaux, la culture japonaise est à nulle autre pareille. Le mot omiyage se traduit par «souvenir», mais est associé à des traditions et coutumes plus nuancées que les notions occidentales de ce que peut être un souvenir de voyage. Souvent, les omiyage sont des présents comestibles qu’on offre à ses proches, ce ne sont jamais des souvenirs qu’on garde. (Rentrer les mains vides ne serait‑ce que d’une brève fin de semaine à l’extérieur est un grave impair qu’il faut éviter de commettre auprès de la famille, des amis et des collègues.)

Villes et régions du Japon ont chacune des omiyage qui leur sont typiques. Que vous soyez à Tokyo, à Kyoto ou à Okinawa, en zone subtropicale, restez à l’affût des vitrines garnies de boîtes colorées remplies de gâteries empaquetées avec délicatesse. Pour ceux qui cherchent des idées d’omiyage, voici huit souvenirs comestibles parmi les meilleurs du Japon.

21 juillet 2021
Karakara Senbei (craquelins de riz japonais) affiché sur une assiette marron foncé avec des breloques ou des ornements colorés.
   Photo : Karakara Senbei
  1. Karakara senbei (Yamagata) — Sortes de version japonaise des Kinder Surprise, ces galettes de riz triangulaires sont confectionnées à Yamagata, dans le nord de l’île de Honshu, depuis plus de 300 ans. Blotti dans la pâte frais sortie du four un magnifique jouet, souvent artisanal, qui se décline en 150 modèles. Le mot «karakara» vient du petit cliquetis que produit le jouet quand on secoue la galette.

Un paquet jaune de souvenirs comestibles Tokyo Banana, avec quelques friandises Tokyo Banana emballées affichées devant.
   Photo : Shutterstock
  1. Tokyo Banana (Tokyo) — Depuis leur entrée sur le marché en 1991, ces gâteaux éponges en forme de bananes et farcis de crème pâtissière sont devenus le souvenir comestible par excellence associé à Tokyo. Chaque élégante boîte jaune contient huit gâteaux miniatures, parfois ornés de motifs, par exemple de cœur, de fleurs ou imitant un pelage de léopard. Ces gâteaux sont tendres et pas trop sucrés, et la crème dont ils sont farcis a un parfum subtil de banane; comme de plus ils sont bon marché et qu’on en trouve dans des boutiques bien situées dans les principales gares de Tokyo ainsi qu’aux aéroports Haneda et de Narita, ils comptent parmi les plus populaires des souvenirs comestibles qu’on puisse rapporter du Japon.

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Yatsuhashi, snacks japonais brun clair rectangulaires incurvés à base de farine de riz sucré, présentés sur une plaque noire.
   Photo : Wikimedia Commons
  1. Yatsuhasi (Kyoto) — Terminez en beauté votre séjour dans la pittoresque Kyoto en vous procurant cette friandise sucrée et croquante, qui est également le plus célèbre omiyage associé à cette ville qu’on puisse offrir en présent. Les yatsuhashis sont confectionnés à base de mochiko (farine de riz gluant), de sucre et de cannelle. Il en existe aussi une version vapeur qui est fourrée d’anko (pâte de haricots azuki broyés, édulcorée ave du sucre ou du miel).

Un gros plan d'un snack japonais appelé mimuro monaka, fabriqué à partir d'une plaquette avec des caractères japonais estampés.
   Photo : Hitoshi TAKAGI
  1. Mimuro monaka (Nara) — Chaque Mimuro monaka est fait de deux délicates gaufrettes entre lesquelles se trouve une pâte de haricots rouges sucrée (à base de haricots azuki Dainagon). Mimuro Shiratamaya Eiju, vénérable confiserie de Nara située non loin du torii principal du sanctuaire Omiwa, confectionne et vend ce délice.

Trois collations pâtissières japonaises appelées unagipai présentées dans un emballage transparent présentant une forme rouge avec des caractères japonais écrits à l'intérieur.
   Photo : Wikimedia Commons
  1. Unagipai (Shizuoka) — Malgré leurs airs de pâtisseries françaises, ces sablés sucrés sont à base de poudre d’ail et d’anguilles en poudre et tirent leur origine du lac Hamana (célèbre pour ses anguilles), dans la préfecture de Shizuoka. Ils ont été inventés par le propriétaire d’une pâtisserie qui désirait créer une gâterie‑souvenir pour les visiteurs de passage dans la région. Celui‑ci a commercialisé les unagipai comme des en‑cas de fin de soirée qui, selon certains, auraient des vertus aphrodisiaques.

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Trois kibi dango (boulettes japonaises blanches et circulaires) présentés sur une assiette bleue et blanche ornée de motifs japonais traditionnels.
   Photo : Wikimedia Commons
  1. Kibi dango (Okayama) — Faites à base d’une pâte collante de sucre, de millet en poudre et de riz, ces boulettes gélatineuses existent en divers parfums, tels que vin et pêche. Elles sont une spécialité d’Okayama, où elles étaient autrefois présentées en offrande au sanctuaire Kibitsuhiko. Avec la transformation de la ville en destination touristique, au XIXe siècle, les marchands ont commencé à en vendre comme souvenirs culinaires; aujourd’hui, il s’agit du dessert typique d’Okayama.

Une sélection de momiji manju, des biscuits souvenirs japonais en forme de feuilles d'érable, chacun coupé pour révéler une variété de garnitures de couleurs allant du jaune clair au noir.
   Photo : Wikimedia Commons
  1. Momiji manjū (Hiroshima) — Spécialité de l’île d’Itsukushima, dans la préfecture d’Hiroshima, ces gâteaux japonais de riz et de farine de sarrasin en forme de feuilles d’érable sont habituellement fourrés d’une pâte de haricots rouges, mais on en trouve aussi à la crème pâtissière, au chocolat, au thé vert, aux haricots blancs et même au fromage.

Deux biscuits sablés chinsuko japonais sur une autre couche de trois, affichés sur une plaque noire.
   Photo : Shutterstock
  1. Chinsuko (Okinawa) — L’île paradisiaque au climat subtropical du Japon a elle aussi son souvenir comestible typique ; le chinsuko d’Okinawa est un biscuit de type sablé à base de farine et de saindoux. Ses origines sont inconnues, mais certains estiment qu’il pourrait dériver du taosu, un biscuit chinois assez semblable. Une autre théorie veut que le chinsuko soit né de la tentative des Okinawaïens de reproduire le castella, un gâteau japonais basé sur une recette portugaise.